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Des midibus venus d'Europe

Le ministre fédéral de la Famille et député... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le ministre fédéral de la Famille et député de la circonscription de Québec, Jean-Yves Duclos, et le maire Labeaume ont participé à l'annonce de l'acquisition par le RTC de 24 midibus hybrides de l'entreprise belge Van Hool, mercredi, à l'hôtel de ville de Québec.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les Écolobus ne sont pas encore vendus, mais leurs remplaçants sont choisis. Le Réseau de transport de la capitale (RTC) a annoncé mercredi l'acquisition de 24 midibus hybrides qui seront fabriqués par l'entreprise belge Van Hool au coût d'une vingtaine de millions $. Les bus compacts rouleront dans les quartiers centraux de Québec en 2018.

C'est en avril 2015 que l'appel d'offres a été lancé en vue de l'acquisition de 32 midibus hybrides (24 au départ et 8 en option). 

Ces véhicules, fréquemment utilisés en Europe mais rares au Canada, se distinguent par leur taille. Ils mesurent neuf mètres (30 pieds) et se retrouvent donc à mi-chemin entre le minibus et l'autobus standard. Comptant une vingtaine de places assises, ils ont l'avantage de circuler aisément dans les milieux urbains denses. Et comme ils roulent au diesel et à l'électricité, ils font moins de bruit et émettent moins de gaz à effet de serre.

Le fabricant Van Hool, dont les installations en Belgique ont été visitées par les maires de Québec et de Lévis en décembre 2014, a été le seul à soumissionner pour le contrat. Aucune compagnie canadienne ne produit de midibus hybrides. Le RTC a dû négocier avec les gouvernements pour passer outre aux règles de contenu canadien en plus de s'assurer que le moteur Siemens dont est doté le modèle A330 de Van Hool respectait les normes environnementales locales.  

Le maire de Québec a insisté sur l'expérience du constructeur et sur la fiabilité du bus choisi. «On voulait des modèles éprouvés, ça faisait partie des critères de l'appel d'offres. On voulait pas être des cobayes», a insisté Régis Labeaume, en référence aux défunts Écolobus, qui ont connu plusieurs ennuis mécaniques avant d'être mis au rancart prématurément. «Ça arrive qu'on voyage et que ça serve à quelque chose», a-t-il ajouté. 

Le président du RTC, Rémy Normand, a confirmé que les bus compacts seront affectés prioritairement au circuit 21 dans le Vieux-Québec, mais qu'ils essaimeront dans la basse ville après une révision des parcours du «coeur» de la capitale. 

Un premier véhicule Van Hool devrait être testé dans les rues de Québec en 2017, puis le reste de la commande sera livré en 2018. C'est deux ans plus tard que ce qui avait été annoncé lors du retrait des Écolobus. 

Chaque midibus coûtera 783 000 $, pour un total d'environ 20 millions $. C'est un peu plus que les autobus hybrides de 40 pieds livrés récemment par NovaBus. M. Normand explique la différence par la faiblesse du dollar canadien et la petite quantité commandée. Les économies d'essence attendues du moteur hybride sont d'au moins 25 % par rapport au tout diesel.  

À noter que le RTC assume seulement 15 % de la facture. Le reste est séparé à parts égales entre les gouvernements fédéral et provincial, par le biais notamment du Fonds fédéral de la taxe sur l'essence. 

«L'investissement de nos gouvernements respectifs dans ce projet est un exemple de notre détermination à investir dans le transport collectif afin de bâtir des villes plus saines, plus conviviales, plus belles et plus durables», a déclaré le ministre fédéral de la Famille et député de la circonscription de Québec, Jean-Yves Duclos, présent à l'annonce à l'hôtel de ville.

NovaBus «challengée»

L'ouverture des gouvernements à un autobus et un manufacturier provenant de l'Europe stimulera la concurrence dans le petit monde du transport en commun et le futur service rapide par bus (SRB) de Québec-Lévis en profitera, croit le maire de Québec. Régis Labeaume a raconté que le nouveau président de NovaBus, Raymond Leduc, est venu le rencontrer il y a deux semaines. Il était trop tard pour les midibus, mais il a été question du SRB. «On a pu lui transmettre exactement ce qu'on désirait. On lui a expliqué, il était au courant du projet qui s'en venait. Il sait le genre de matériel dont on a besoin», a précisé le maire. «Il se sentait challengé et je pense que c'est sain. Quand tu as un marché captif où les sociétés de transport doivent absolument acheter tes produits, tu peux t'assoupir d'un point de vue corporatif. En ouvrant le marché, ça va challenger NovaBus et peut-être que finalement dans deux ans, ils vont sortir les nouveaux produits dont on a besoin», a poursuivi M. Labeaume, remerciant tant le fédéral que le provincial pour cette «brèche» dans les règles commerciales canadiennes.

«Astres bien alignés» pour le bus rapide

Le maire de Québec a tenté de dissiper mercredi le peu d'incertitude qui planait la veille sur le projet de Service rapide par bus (SRB). De la conférence de presse, il était en effet ressorti que les gouvernements décideraient après les deux années du bureau d'études s'ils iront de l'avant avec le projet estimé à un milliard de dollars. Régis Labeaume a utilisé l'expression «Go ou no go» pour parler de cet ultime choix. «Quand on dit "no go", je ne vois pas pourquoi ce serait no go. C'est une expression. Go no go, c'est le départ. C'est plans et devis, construction, développement. Quand je dis "go no go", je ne peux rien imaginer qui nous empêcherait de commencer», a lancé le maire, admettant qu'il aurait entretemps «deux ans de travail à faire auprès des gouvernements pour le financement». Le ministre fédéral Jean-Yves Duclos, lui, s'est montré très enthousiaste. «Ce projet de transport collectif qu'est le SRB semble rassembler beaucoup d'intérêt et d'appui dans la région de Québec, incluant Lévis. Il me semble que les astres sont bien alignés pour qu'on puisse à Québec voir ensemble de quelle manière aller de l'avant», a-t-il déclaré.

Pont de Québec: ultimatum confirmé

Le ministre fédéral Jean-Yves Duclos n'ose pas avancer d'échéancier pour la révision des coûts anticipés par le CN pour une nouvelle peinture pour le pont de Québec. Le travail réalisé par les ingénieurs des ministères des Transports à Québec et Ottawa devait s'effectuer en un mois, donc avant la fin de février, mais il prend plus de temps que prévu. «Tous les partenaires ont eu accès aux études que nous avait promis le CN lors de notre rencontre, la première d'ailleurs sur cette question en janvier dernier», s'est réjoui M. Duclos. Ces données sont nécessaires pour «discuter correctement et intelligemment», selon lui, mais prennent du temps à réviser. Le ministre n'a pas établi de calendrier pour la suite. Il a cependant répété qu'à défaut d'une entente négociée sur la peinture d'ici le mois de juin, les libéraux prendront «les dispositions appropriées afin de dénouer l'impasse».

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