Davie: la Société des traversiers du Québec se défend d'avoir causé les mises à pied

À minuit vendredi, Chantier Davie Canada a cessé... (Photothèque le Soleil, Patrice Laroche)

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À minuit vendredi, Chantier Davie Canada a cessé la construction d'un des deux traversiers qui doit faire la navette entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine ce qui a causé la mise à pied de 189 travailleurs.

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(Québec) La Société des traversiers du Québec (STQ) se défend d'être responsable des mises à pied au chantier naval Davie et pousse sur son partenaire d'affaires pour que débute la médiation sur le partage des coûts liés à la construction des navires jumeaux de la traverse de Tadoussac.

À minuit vendredi, Chantier Davie Canada a cessé la construction d'un des deux traversiers qui doit faire la navette entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. Exactement 187 travailleurs se retrouvent sans emploi pour une période indéterminée. Ce nombre pourrait gonfler jusqu'à 250 au cours des prochaines semaines.

Dans un communiqué de presse diffusé en fin de journée, la société d'État a déploré la «décision unilatérale» des dirigeants du chantier de Lévis. «La STQ trouve regrettable les impacts subis par les employés de CDCI [Chantier Davie Canada inc.], mais elle ne peut être tenue responsable des décisions managériales prises par les autorités de CDCI depuis la signature du contrat, tout comme elle ne peut accepter que les contribuables du Québec paient plus cher pour les décisions prises par CDCI», peut-on y lire.

Le chantier naval réclame 20 millions $ pour des modifications apportées aux navires en raison de «lacunes au niveau des fiches techniques». La STQ refuse de payer plus que les 125 millions $ prévus initialement.

Pour régler le différend, la STQ confirme qu'elle a demandé «formellement» l'implication d'un médiateur, comme le prévoit le contrat et comme l'a demandé le ministre des Transports, Jacques Daoust, mardi. Elle se dit en attente d'une réponse de son vis-à-vis, même si le chantier Davie a déjà dit publiquement qu'il souhaitait s'engager dans le processus.

Cité dans le communiqué, le président-directeur général de la STQ, Jocelyn Fortier, s'est inquiété des effets du litige sur les délais de livraison, déjà largement dépassés. Les traversiers devaient naviguer sur le Saguenay en 2015.

En cas de refus de la médiation, ce qui semble peu probable, le pdg affirme que «la STQ devra envisager l'application du volet juridique prévu au contrat».

Personne de la STQ n'était disponible pour répondre aux questions des journalistes, vendredi. Au cabinet du ministre, qui a approuvé les quelques lignes du communiqué de presse, les appels étaient redirigés vers la société d'État.

La CSN «très préoccupée»

La CSN, qui représente le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon, a aussi procédé par écrit. Quelques minutes avant la sortie de la STQ, la centrale syndicale a publié un communiqué de presse où elle s'est dite «très préoccupée» par la suppression des postes et a assuré qu'elle s'activait pour «ramener au plus vite les syndiqués au travail».

Le président du syndicat local, Raphaël Jobin, rencontrait en avant-midi les dirigeants du chantier, mais rien n'a filtré de leurs échanges.

La Davie, elle, est demeurée muette. Une source à l'interne, qui souhaite conserver l'anonymat, a tout de même tenu à préciser que les mises à pied concernent uniquement les projets de la STQ. «Le chantier n'est pas en train de fermer et il n'est pas non plus en conflit de travail», a-t-on insisté auprès du Soleil.

En journée, la Coalition avenir Québec (CAQ) a mis de la pression sur le gouvernement pour qu'il dénoue l'impasse. En entrevue téléphonique, le député de Lévis, François Paradis, a déploré l'improvisation politique dans le dossier et invité le premier ministre Philippe Couillard à protéger l'industrie maritime comme le secteur aéronautique. «Il ne faut pas perdre de vue celui qui subit les effets dans tout ça, le travailleur d'un côté et le contribuable de l'autre», a insisté M. Paradis.

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