Annulations de vols à l'aéroport de Gaspé: des solutions existent

À Gaspé, 6 % des vols ont été annulés... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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À Gaspé, 6 % des vols ont été annulés en 2015 en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

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Geneviève Gélinas

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Le Soleil

(Gaspé) À l'aéroport de Gaspé, 89 vols ont été annulés l'an dernier en raison de mauvaises conditions météorologiques. Les annulations sont fréquentes aussi aux Îles-de-la-Madeleine, où ces chiffres ne sont pas compilés. Cette situation n'a rien d'une fatalité, font valoir les maires. Les annulations pourraient être réduites au moins de moitié grâce à des investissements sur les équipements ou les pistes.

Un vol annulé à cause d'un problème de carburant à Gaspé et aux Îles a fait la manchette le 26 février. L'automne dernier, l'annulation sans explication de trois vols par Air Canada avait aussi fait jaser. Toutefois, la plus grande responsable des annulations, et de loin, c'est la brume, dans ces deux aéroports collés à la mer. 

En 2015 à Gaspé, 89 vols sur 1456 ont été annulés en raison de mauvaises conditions météorologiques, soit 6 % des vols, et seulement 6 à cause de bris mécaniques. Chaque fois, les passagers doivent modifier leur horaire. «En plus de l'inconfort et du désagrément, il y a l'effet sur la réputation de l'aéroport de Gaspé, qui passe pour peu fiable. Les gens se disent qu'il vaut mieux prendre la route. Mais les gens de la ville ne sont pas tous habitués à faire 7 heures à 10 heures de route», dit le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Aux Îles, une annulation de vol est encore plus grave. L'avion est le seul moyen quotidien et rapide de quitter l'archipel. L'autre est d'embarquer pour cinq heures sur le traversier à destination de l'Île-du-Prince-Édouard, qui offre trois départs par semaine en hiver. 

Engorgements

Un avion de 37 passagers qui n'atterrit pas, ça crée «un engorgement», explique le maire des Îles, Jonathan Lapierre. Lui-même a dû en subir les conséquences récemment. Il a attendu un autre vol plus de 24 heures. «Ça m'a coûté 300 $ d'hôtel et 150 $ de bouffe. Air Canada ne rembourse pas ça.» D'autres passagers moins «chanceux» que M. Lapierre se sont envolés seulement trois ou quatre jours plus tard, rapporte-t-il. 

Or, les solutions existent, insistent les maires. «À Québec ou Montréal, quand voyez-vous des vols annulés à cause de la météo? Ils ont des pistes suffisamment longues et de l'aide à l'atterrissage grâce à l'informatique», indique M. Lapierre.

La Ville de Gaspé, propriétaire de son aéroport, souhaite développer un type d'approche aux instruments LPV (ou performance d'alignement de piste avec guidage vertical). Pour ce type d'approche, les avions doivent être munis d'un GPS et sont guidés par satellite. Ils peuvent donc atterrir dans des conditions de visibilité moindres. Au moins la moitié des vols annulés deviendraient possibles.

Actuellement, les pilotes doivent plutôt utiliser des références visuelles. Si le plafond nuageux est sous les 550 pieds et la visibilité de moins d'un mille et trois quarts, l'atterrissage peut devenir impossible.

Reconfigurer l'approche à l'aéroport de Gaspé coûterait entre 50 000 $ et 75 000 $, que la Ville est prête à payer. «Je veux qu'on règle le problème, mais tout seul, on ne peut pas», dit le maire Côté. 

Pour que le système fonctionne, Jazz Aviation, qui exploite les vols de Gaspé et des Îles pour Air Canada, devrait aussi investir. Et ce n'est pas acquis. «Nous en sommes actuellement aux premières étapes de l'examen des avantages et des coûts de l'ajout du système LPV à nos avions Dash 8-100. Je ne suis pas en mesure de vous confirmer si nous allons doter nos appareils, ou de vous fournir le coût potentiel», a répondu la porte-parole de Jazz Aviation, Manon Stuart.

Aux Îles-de-la-Madeleine, la municipalité revendique auprès de Transports Canada, propriétaire de l'aéroport, et d'Air Canada, le principal transporteur, pour qu'ils fassent les investissements nécessaires. «L'aéroport devrait être reconnu comme un service essentiel», insiste le maire Lapierre.

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