L'industrie du taxi veut une loi spéciale pour contrer le transport illégal

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Les chauffeurs de taxi ne se réjouissent qu'à demi de la proposition de Québec pour encadrer l'industrie.

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(Québec) Les chauffeurs de taxi ne se réjouissent qu'à demi de la proposition de Québec pour encadrer l'industrie et exigent de toute urgence une loi spéciale pour mettre fin au transport illégal.

En conférence de presse, vendredi, Guy Chevrette, porte-parole du Conseil provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), a demandé au ministre Jacques Daoust de scinder son projet de loi à venir sur le transport rémunéré.

Le gouvernement doit rapidement déposer une loi spéciale ou une injonction pour empêcher les chauffeurs d'UberX de continuer à faire du transport illégal. Il pourrait en profiter pour adopter des mesures afin de punir sévèrement ceux qui s'y adonnent.

«On lui demande de dégeler le Conseil des ministres et de dire : s'il vous plaît, mettez fin à l'illégalité, a lancé M. Chevrette. J'en ai dans mon groupe qui sont en train de crever.»

Par contre, en ce qui concerne la réforme globale de l'industrie, Québec doit prendre le temps de faire les choses correctement, soutient le CPCDIT. Jeudi, le ministre a parlé d'un projet de loi qu'il espère déposer fin mars. M. Chevrette parle d'une période pouvant aller jusqu'à trois mois pour faire une «réforme solide».

Le ministre Daoust propose que Québec rachète petit à petit des permis de taxi et en fasse la location sur une base annuelle à ceux qui souhaitent faire du transport rémunéré. Le gouvernement financerait l'achat des permis avec les revenus de location. Le ministre maintiendra la gestion de l'offre en ne délivrant pas de nouveaux permis.

Trop de questions demeurent en suspens pour que le CPCDIT célèbre la position prise par Québec : comment sera évalué le coût des permis, pourront-ils être transférés, les propriétaires seront-ils forcés de vendre à l'État, quelles seront les exigences pour les locataires, etc.

«Il est peut-être trop tôt pour se réjouir pleinement, a déclaré M. Chevrette. [...] Le ministre a affirmé qu'il ne créerait pas deux classes de chauffeurs. S'il maintient sa parole, nous serons heureux de vous dire que nous sommes pleinement satisfaits.»

M. Chevrette voit mal comment UberX pourrait continuer à faire des affaires avec un système qui lui impose de louer des permis. «Si ça a ça comme résultat, moi, je ne pleurerai pas, a-t-il déclaré. Mais je pense qu'effectivement, partout où on a réglementé, UberX s'est défilé.»

Guerre gagnée contre Uber?

Guy Chevrette refuse de dire que l'industrie du taxi a remporté la guerre contre UberX. «C'est justice Québec qui a gagné, a-t-il dit. On vit dans un régime de droit. Sans cela, n'importe qui fait n'importe quoi. Est-ce qu'on a gagné sur Uber? Si c'était le cas, ce sont les 26 000 travailleurs et leur famille qui sont gagnants. Et le Québec est gagnant parce que son système de droit a vaincu.»

Il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires de l'entreprise Uber.

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