Aéroport de Québec: le centre de prédédouanement prêt dans 18 mois

Le centre de prédédouanement sera collé à la... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le centre de prédédouanement sera collé à la section des arrivées internationales présentement en cours d'agrandissement.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'aéroport de Québec espère que son futur centre de prédédouanement américain, confirmé jeudi par le premier ministre du Canada en visite officielle à Washington, sera prêt dans 18 mois environ.

«Nous avons pris l'engagement de rendre les frontières à la fois plus ouvertes et plus sécuritaires, en s'entendant, en principe, à étendre les mesures de prédédouanement à l'aéroport Billy Bishop de Toronto et à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec, ainsi qu'au service ferroviaire à Montréal et à Vancouver», a déclaré Justin Trudeau après sa première rencontre bilatérale tenue en matinée avec le président des États-Unis, Barack Obama.

Les réactions n'ont pas tardé dans la capitale québécoise, où cette infrastructure est désirée depuis 15 ans. Les dirigeants de l'aéroport de Québec et les politiciens de tous les niveaux de gouvernement ont utilisé tour à tour les expressions «effort collectif», «succès d'équipe», et «victoire régionale». 

«On reconnaît une région qui travaille ensemble, une région qui parle d'une seule voix. L'implantation d'un tel centre est indispensable pour l'avenir et le développement économique et touristique de la grande région de Québec et de l'est et du nord du Québec. Ce grand projet changera à jamais le visage de l'aéroport», a insisté Gaëtan Gagné, le président et chef de la direction d'Aéroport de Québec inc., la société à but non lucratif qui gère les installations aéroportuaires. 

Le ministre provincial responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, s'est réjoui pour les passagers qui économiseront du temps lors de leurs déplacements aux États-Unis. «Cette annonce est tout ce qu'il manquait à l'aéroport de Québec pour prendre véritablement une envergure internationale», a déclaré le maire Régis Labeaume. Certains congrès, a-t-il dit, rayaient d'emblée Québec de leur destination sans ce centre qui facilite la vie des visiteurs.

Les partenaires gouvernementaux devront maintenant ajuster leurs lois pour encadrer le prédédouanement dans les centres annoncés jeudi. Outre Québec, l'aéroport Billy Bishop de Toronto et les gares ferroviaires de Mont-réal et de Vancouver ont été ciblés. 

Gaëtan Gagné espère que le processus ne traînera pas, même si les questions de sécurité sont toujours complexes. Selon ses estimations, les douaniers américains pourraient être en poste à Québec, dans un bâtiment construit expressément pour eux, à l'intérieur d'un délai de 18 mois. 

Investissement de 35 millions $

S'il hésite à fixer un budget, le président de l'aéroport calcule que l'investissement de départ devrait tourner autour de 35 millions $. Cela inclut la construction d'un édifice indépendant, qui sera collé à la section des arrivées internationales en cours d'agrandissement, ainsi que les équipements de pointe nécessaires pour inspecter les passagers, leurs bagages et les marchandises destinées à l'exportation.

L'aéroport de Québec obtient son centre de dédouan

Les États-Unis devraient assumer le salaire des douaniers, si l'on se fie à ce qui se passe actuellement dans les huit autres centres de prédédouanement en activité au Canada. Mais tout est à renégocier, comme l'expliquait le négociateur du gouvernement du Québec, Raymond Chrétien, dans une entrevue accordée au Soleil mercredi.

L'aéroport de Québec estime que le nouveau centre générera des retombées économiques de 75 millions $ par année. Le nombre de passagers à destination des États-Unis pourrait grimper de 50 % pour atteindre 600 000 annuellement. 

Les dirigeants de l'aéroport croient aussi que les compagnies aériennes vont augmenter le nombre de leurs liaisons vers les États-Unis et que des transporteurs au rabais américains seront tentés de s'établir à Québec. «L'annonce a été faite sur CNN ce matin [jeudi], alors j'imagine que ça va attirer des transporteurs, cette grande nouvelle», a souligné M. Gagné, sourire aux lèvres. Avec Valérie Gaudreau

Avantage temps

Dans un centre de prédédouanement, les voyageurs en direction des États-Unis ou qui y font escale passent les douanes américaines avant d'embarquer dans l'avion. À l'arrivée, ils n'ont donc qu'à ramasser leurs bagages ou à sauter dans le prochain vol. Les services d'immigration et d'inspection, y compris le contrôle des marchandises, sont assurés par des douaniers américains dans un bâtiment indépendant de l'aéroport de départ, où tout le monde est soumis aux lois américaines. Pour les transporteurs, ce service permet d'écourter les correspondances, mais aussi d'atterrir dans des villes où il n'y a pas de services de douanes. Le nombre de vols à destination des États-Unis a donc tendance à augmenter dans les aéroports où il y a un centre de prédédouanement.

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