Centre de prédédouanement américain: l'aéroport de Québec choisi

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L'aéroport international Jean-Lesage

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(Québec) En direct de Washington, le premier ministre canadien Justin Trudeau a confirmé jeudi que l'aéroport de Québec aura droit à son centre de prédédouanement américain.

«Nous avons pris l'engagement de rendre les frontières à la fois plus ouvertes et plus sécuritaires, en s'entendant, en principe, à étendre les mesures de prédédouanement à l'aéroport Billy-Bishop de Toronto et à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec, ainsi qu'au service ferroviaire à Montréal et à Vancouver», a déclaré M. Trudeau après sa première rencontre bilatérale tenue en matinée avec le président des États-Unis, Barack Obama.

L'engagement fait partie d'une longue liste de sujets abordés pendant cette rencontre qualifiée de «très productive».

Cela fait plus de dix ans que l'aéroport de Québec souhaite obtenir cette infrastructure. Dans un centre de prédédouanement, les voyageurs en direction des États-Unis ou qui y font escale passent les douanes américaines avant l'embarquement, ce qui réduit l'attente à l'arrivée ou entre deux vols. Les services d'immigration et d'inspection des bagages, incluant le contrôle des denrées agricoles, sont assurés par des douaniers américains dans une section à part de l'aéroport de départ.

Aéroport de Québec inc, la société à but non lucratif qui gère l'aéroport international Jean-Lesage, a déjà prévu l'emplacement du futur centre, à même la section des arrivées internationales en cours d'agrandissement. Une somme d'au moins 30 millions $ a été réservée pour la construction. Les dirigeants espèrent multiplier les vols et les transporteurs vers les États-Unis grâce au nouvel équipement.

À l'automne, le gouvernement du Québec a mandaté Raymond Chrétien, ex-ambassadeur canadien aux États-Unis, pour s'assurer de profiter de la prochaine vague d'attribution de centres de prédédouanement américains. Les candidatures de l'aéroport de Québec et de la gare centrale de Montréal ont été moussées. Dans Le Soleil de jeudi, M. Chrétien se montrait d'ailleurs très confiant de voir ses efforts récompensés.

Davantage d'informations sur les voyageurs

Barack Obama a indiqué, jeudi, que les États-Unis et le Canada compléteraient finalement la mise en place du système conjoint de suivi aux frontières, qui permet d'enregistrer précisément les entrées et les sorties des voyageurs.

Cette mesure, qui devait être complètement mise en place il y a près de deux ans, est surtout destinée à endiguer le flot de ressortissants des deux pays qui se rendent au Moyen-Orient pour joindre le djihad.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, le président américain a aussi annoncé que les deux voisins voulaient accroître l'échange de renseignements contenus sur leur liste d'interdiction de vol.

Quant au système de suivi aux frontières, promis en 2011 dans le cadre de l'entente sur le Périmètre de sécurité nord-américain, il permet actuellement les échanges de renseignements sur les voyageurs qui sortent d'un pays par voie terrestre - et donc qui entrent dans l'autre pays. Les deux premières phases de ce programme visaient seulement les ressortissants étrangers et les résidents permanents du Canada et des États-Unis, mais pas les citoyens des deux pays. Le programme devait s'étendre à ces citoyens à compter du 30 juin 2014, mais il a pris du retard.

De plus, le Canada comptait éventuellement colliger des informations sur les voyageurs en partance par avion - ce que font déjà les États-Unis -, en exigeant la collaboration des compagnies aériennes.

Lors de cette conférence de presse, jeudi matin, dans la roseraie de la Maison-Blanche, le président Obama a soutenu que les deux pays allaient procéder à ces échanges de renseignements tout en «maintenant la vie privée et les libertés civiles de leurs citoyens». M. Trudeau a de son côté précisé que les deux pays mettraient en place d'ici 60 jours un groupe de travail pour éviter les «erreurs sur la personne» aux frontières.

Plusieurs voyageurs canadiens - dont des enfants - ont vécu des désagréments aux aéroports à cause de telles erreurs d'identité - leur nom était semblable à celui d'une personne interdite de vol.  Avec La Presse Canadienne

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