Uber: l'aéroport laisse le choix aux passagers

La direction de l'aéroport international Jean-Lesage, qui a... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La direction de l'aéroport international Jean-Lesage, qui a enregistré en 2015 une hausse de passagers de 2 % par rapport à 2014, souhaite un dénouement prochain dans le duel qui oppose les compagnies de taxi à Uber.

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(Québec) «Pour nous, c'est le passager avant tout. C'est lui qui décide de la façon dont il veut être servi.»

Le président et chef de la direction d'Aéroport de Québec, Gaëtan Gagné, se range dans le camp des passagers qui transitent à l'aéroport international Jean-Lesage dans le duel opposant Uber et les propriétaires et chauffeurs de taxi.

Au début du mois de janvier, une altercation survenait à l'aéroport international Jean-Lesage entre un chauffeur de taxi et un conducteur du service de covoiturage Uber.

En marge de l'assemblée générale d'Aéroport de Québec qui se tenait jeudi, Gaëtan Gagné a parlé d'un cas isolé. À la connaissance des dirigeants de l'aéroport, aucun autre incident ne s'est produit depuis l'accrochage du début de l'année.

Répétant qu'il appartenait aux passagers de décider s'ils voulaient se faire conduire par un chauffeur de taxi ou un conducteur du service de covoiturage Uber, Gaëtan Gagné demande aux gouvernements de mettre les choses au clair le plus rapidement possible.

«Ce que l'on souhaite, c'est que les gouvernements prennent les décisions appropriées. Il faut que les choses soient claires. Il faut que le passager sache à quoi s'en tenir lorsqu'il fait le choix du moyen de transport qui lui permettra de faire la navette entre l'aéroport et son point de destination.»

À part l'utilisation de son véhicule personnel, le passager qui se rend à l'aéroport Jean-Lesage ne peut compter sur aucun autre moyen de transport que le taxi. Ou Uber.

Les patrons d'Aéroport de Québec auront l'occasion de livrer leur message, le 9 mars, devant les élus puisqu'ils ont été invités à participer aux consultations particulières et aux auditions publiques sur le document d'information sur le transport rémunéré de personnes par automobile tenues par la commission parlementaire des transports et de l'environnement de l'Assemblée nationale.

Croissance au rendez-vous

Encore une fois, les vents ont été bons pour l'aéroport international Jean-Lesage, qui a enregistré, en 2015, une hausse du nombre de passagers. 

Depuis 13 ans, l'aéroport améliore sans cesse sa performance de l'année précédente.

L'an dernier, ils ont été près de 1,6 million de passagers à y transiter, soit une augmentation de 2 % par rapport à 2014.

Depuis 2002, l'aéroport affiche un taux de croissance de 7,7 %.

Au terme de son dernier exercice financier, Aéroport de Québec- la corporation privée à but non lucratif qui administre l'aéroport international Jean-Lesage depuis sa privatisation en 2000 - a présenté un surplus de 8,1 millions $. Les revenus ont totalisé 55,4 millions $. Les dépenses, 47,3 millions $.

Dans un autre ordre d'idées, Gaëtan Gagné a souligné que le projet YQB 2018 allait bon train. 

«Déjà, 20 % des travaux sont exécutés. Il s'agit surtout de travaux d'excavation. Au printemps, la structure d'acier du nouveau terminal sortira de terre. Sa construction sera complétée en décembre 2016 et nous lancerons ensuite les travaux d'aménagement intérieur. Quant au resurfaçage des pistes, ça culminera en 2017.»

YQB 2018, c'est un ambitieux projet de modernisation de 277millions $ qui permettra de doubler la superficie de l'aérogare : 225millions $ pour l'agrandissement du terminal et 52 millions $ pour retaper les pistes.

À compter de 2020, l'aéroport international Jean-Lesage devrait alors être en mesure de voir passer deux millions de passagers par année dans ses murs.

Centre de prédédouanement

Par ailleurs, M. Gagné a rappelé l'importance de la mise en place d'un centre de prédédouanement américain à court terme à l'aéroport Jean-Lesage. Une décision qui se retrouve dans les mains des gouvernements canadien et américain. 

Ce centre faciliterait grandement le transport des passagers vers les États-Unis. «Ça engendrait des retombées économiques majeures pour la région de Québec», a-t-il déclaré en disant espérer qu'une décision sera prise avant la tenue des prochaines élections aux États-Unis en novembre prochain.

Entre autres, l'implantation de ce centre faciliterait la vie des transporteurs qui ont déjà manifesté leurs intentions d'accroître les vols en direction de différentes destinations au sud de la frontière.

Pour le voyageur, ça lui permettrait, par exemple, de voyager directement de Québec à Boston sans passer par Montréal ou Toronto.

La direction d'Aéroport de Québec se croise les doigts afin que le premier ministre Justin Trudeau et le président Barack Obama profitent de leur tête-à-tête du 10 mars prochain à Washington pour régler le dossier du centre de prédédouanement américain.

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