Le Service rapide par bus encore dans les cartons après un an

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(Québec) «C'est du royal pognage de cul, c'est pas compliqué! C'est juste pas une priorité des élus, quels qu'ils soient», tonne Alexandre Turgeon, directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de la Capitale-Nationale.

Il y a exactement un an, le 2 mars 2015, les maires de Québec et de Lévis annonçaient qu'ils évacuaient l'option d'implanter un tramway dans leurs villes pour se concentrer sur un Service rapide par bus (SRB), un choix plus «pragmatique». 

Mais depuis, rien n'a bougé, ce qui explique l'exaspération de M. Turgeon, de Transport 2000 Québec et d'Accès transports viables. Les trois organismes ont dénoncé la lenteur du processus mercredi.

Le bureau de projet du SRB, qui devait être créé de façon imminente depuis septembre, n'est pas encore en place. Québec et Lévis sont toujours en attente de 12,5 millions $ du gouvernement provincial pour le démarrer. 

«À chaque étape, on taponne, on niaise avant de déposer les rapports, avant de faire quelque chose», lance M. Turgeon, qui aimerait que le maire Labeaume mette autant d'énergie sur le SRB que sur l'amphithéâtre pour qu'il soit livré à temps. 

M. Turgeon exhorte aussi M. Labeaume à comprendre le lien qui unit la protection des sources d'eau potable, son cheval de bataille actuel, et le transport en commun. Selon lui, plus Québec tarde à implanter le SRB au centre-ville, plus il sera tentant de faire du développement en périphérie et plus les problèmes d'eau potable seront criants. 

Labeaume impatient aussi

Questionné sur les délais du projet de SRB, Régis Labeaume a suggéré de se tourner vers le gouvernement provincial. «Appelez au ministère des Transports!» a-t-il lancé en disant ne plus avoir «de réponses à donner» après un an d'attente.

«J'ai des dates potentielles, mais je vais les garder pour moi parce qu'elles ne marchent pas souvent», a ajouté M. Labeaume en traduisant une certaine impatience. «Vous dire combien je m'attends à une annonce, j'en dors pu», a aussi dit le maire en riant lorsque les journalistes ont suggéré qu'une annonce serait «imminente». «C'est imminent depuis le mois de septembre, c'est juste que la définition d'imminent n'est plus claire.»

Légèreté

«Je sais pas si le SRB, ça sert ou ça dessert quelqu'un, mais il y a une chose qui est sûre, c'est que c'est pris avec beaucoup de légèreté», commente pour sa part Étienne Grandmont, dg d'Accès transports viables. 

M. Grandmont glisse dans l'ironie en disant «mieux comprendre le délai inacceptable» qui avait été annoncé l'an passé pour la réalisation complète du projet, soit 2025. «Si chaque étape prend autant de temps...», lance-t-il. 

«Les gens sont tassés comme des sardines à l'heure de pointe dans les Métrobus et ça fait des années que ça dure», se désole-t-il. 

Impliqué dans le dossier depuis le début, Sam Hamad, président du Conseil du Trésor et ministre responsable de la Capitale-Nationale, n'était pas disponible pour commenter le sujet mercredi. «C'est toujours une priorité pour le gouvernement. Quand on va être prêts à faire une annonce, on va le faire», soutient Cynthia St-Hilaire, attachée de presse de M. Hamad. Le projet de SRB est évalué à 1 milliard $. 

Avec Valérie Gaudreau

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