Daoust envisage la suspension du permis des chauffeurs d'Uber

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(Québec) Le ministre des Transports, Jacques Daoust, envisage la suspension des permis pour les chauffeurs d'UberX qui ne se disciplinent pas.

Après avoir vilipendé le dg d'Uber au Québec, la semaine dernière, le ministre Daoust a réitéré mardi que les réfractaires le trouveront sur leur chemin. 

 «On peut voir aussi à ce que les pénalités soient sévères, a déclaré le ministre, mardi matin. Si je ne suis pas capable de discipliner l'industrie avec les règles actuelles, on va changer les règles.»

Et cette sévérité pourrait aller jusqu'à la suspension du permis de conduire pour les délinquants récidivistes. «Éventuellement, s'il faut qu'on aille là, on ira, a dit M. Daoust. Uber ne peut pas remplacer le permis de conduire. Ils peuvent rembourser l'amende, mais ils ne peuvent pas remplacer le permis de conduire.»

La commission parlementaire en cours doit permettre de dégager des pistes de solution à la situation inéquitable qui prévaut, croit le ministre. L'achat d'un permis, les assurances, les inspections et les vérifications de sécurité alourdissent les charges des conducteurs de taxi traditionnel. Le ministre reconnaît que l'imposition aux chauffeurs d'Uber d'une redevance équivalant à la location d'un permis de taxi est un scénario à l'étude. 

Mais l'industrie traditionnelle du taxi n'est pas non plus exempte de toute critique, a noté le ministre. Notamment en ce qui a trait à la qualité des véhicules. «Il va falloir aussi que l'industrie suive les mêmes règles», a prévenu M. Daoust. 

Le ministre s'attend à recevoir sous peu des nouvelles d'Uber, à qui il a demandé d'ouvrir ses livres. M. Daoust souhaite récupérer l'impôt et les taxes non payées sur les transactions passées d'Uber. «Ça se peut que ce soit de l'ouvrage (pour Uber d'ouvrir ses livres), a déclaré M. Daoust. Mais semble-t-il que c'est assez facile (pour Uber) de collecter de l'argent. Ça doit être facile de rapporter aussi.»

La porte-parole péquiste en matière de Transport, Martine Ouellet, exhorte toujours le ministre à agir promptement pour empêcher UberX de poursuivre ses activités illégales. Elle-même a déposé un projet de loi privé qui propose d'imposer quatre points d'inaptitudes dès la première offense, et une suspension de permis d'un mois pour une récidive. 

«S'il met de nouvelles règles en place, le gouvernement va devoir se donner les moyens de les faire respecter, a lancé Mme Ouellet. Il n'est même pas capable de faire respecter la loi actuelle.»

Du côté de Conseil provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), le porte-parole Guy Chevrette se réjouit de l'ouverture à une suspension des permis. «Je pense que c'est le moyen le plus efficace, a affirmé M. Chevrette. Je suis entièrement d'accord avec une suspension immédiate du permis.»

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