F.-A.-Gauthier : la propulsion au gaz réparée à la fin mars

Pour faire le point sur les bris survenus... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Pour faire le point sur les bris survenus sur le traversier NM F.-A.-Gauthier, Jocelyn Fortier, président-directeur général de la Société des traversiers du Québec, a donné un breffage technique aux journalistes, jeudi, au siège social de la société d'État.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) ll faudra attendre la fin mars, au mieux, pour que le traversier F.-A.-Gauthier soit propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL), carburant qui lui vaut sa réputation verte, mais qui n'est pas utilisé depuis des mois.

«La Société des traversiers du Québec est en contrôle de la situation», a affirmé d'entrée de jeu Jocelyn Fortier, président-directeur général de la société d'État, lors d'un breffage technique organisé pour les journalistes, jeudi, à son siège social de Québec. 

Revenant sur les bris qui ont fait la manchette ces dernières semaines, M. Fortier a parlé d'un «nombre relativement modeste de défectuosités répertoriées sur des centaines de milliers de composants que comporte le navire et qui interagissent à un niveau d'ingénierie supérieur». 

Il y avait 128 de ces défectuosités listées au début de l'année, il y en a 160 maintenant, a-t-on appris, dont environ la moitié ont été corrigées. 

Le bateau, fabriqué en Italie par le chantier Fincantieri, a été livré en avril et mis en service le 13 juillet entre Matane et Baie-Comeau-Godbout. 

Parmi les défectuosités majeures, il y a le système de propulsion au GNL, qui connaît des ratés depuis septembre. 

Avant les Fêtes, l'évaporateur, pièce située entre le réservoir et le moteur et qui transforme le liquide en gaz, faisait défaut, a expliqué Benoît Cormier, directeur du bureau de projet de la Société des traversiers du Québec (STQ). Il a fallu l'envoyer en Europe pour réparation. 

Mais le problème n'est pas réglé pour autant. Après investigation, il appert maintenant qu'une valve à la sortie d'un réservoir - il y en a deux - a gelé. Il a donc fallu vidanger le réservoir, ce qui n'est pas une mince affaire puisque le carburant est entreposé à - 160 °C. 

La semaine prochaine, des spécialistes de Fincantieri ainsi que des représentants des fournisseurs du système de propulsion et de la valve seront au Québec pour voir de près ce qui se passe, en compagnie des responsables de la STQ. Quand tout le monde se sera entendu sur la suite des choses, le réservoir sera rempli et le système reparti. Les travaux seront faits de nuit pour éviter les bris de service. 

«S'il n'y a pas de nouveaux problèmes qui apparaissent, on s'attend qu'à la fin du mois de mars probablement, ça devrait fonctionner», a indiqué M. Cormier. «On le fait pas à la course, c'est ça l'important. Ça doit être fait, ça doit être bien fait, on doit comprendre ce qui se passe, on apprend en même temps à la STQ», a-t-il ajouté. 

«Un choix judicieux»

Rien pour remettre en question le choix de construire le premier traversier diesel-GNL en Amérique du Nord. «Le GNL quant à nous demeure un choix judicieux», a statué M. Fortier, faisant référence aux économies et aux gains environnementaux attendus. 

Quant à la dernière rupture de service, le 14 février, le directeur du bureau de projet l'attribue aux mauvaises conditions météorologiques (froid extrême et grands vents) que n'avait pas encore connues le nouveau navire. Des ajustements devraient éviter que cela ne se reproduise, a dit M. Cormier. 

Sans surprise, la STQ a annoncé que le Camille-Marcoux sera de retour pour assurer le service pendant la cale sèche d'entretien et de garantie du F.-A.-Gauthier, planifiée pour le mois de mai chez Verreault Navigation, aux Méchins, en Gaspésie. La capacité sera alors limitée à 380 passagers, soit la moitié de ce qu'offre le nouveau navire. 

La garantie d'un an de Fincantieri sera prolongée d'un mois pour se rendre jusque-là. Ce sera l'occasion de régler toutes les défectuosités recensées jusqu'à maintenant et d'autres qui pourraient être découvertes. Les pièces changées bénéficient d'une année de garantie supplémentaire.

Une politique de dédommagement à l'étude

La Société des traversiers du Québec (STQ) étudiera la possibilité de se doter d'une politique de dédommagement pour les clients de la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, comme le réclament les députés du Parti québécois de l'Est-du-Québec. Actuellement, quand une traversée est annulée pour cause de bris ou de météo, la STQ rembourse les billets vendus à l'avance, mais n'offre rien pour les frais engagés par un séjour prolongé sur l'une ou l'autre rive. Le pdg Jocelyn Fortier a accueilli jeudi la suggestion, sans prendre d'engagement. «On vous reviendra quand on aura fait nos devoirs sur ce sujet et qu'on aura aussi consulté notre conseil d'administration», a-t-il déclaré. M. Fortier a repris un journaliste qui concluait qu'il n'était «pas exclu» qu'une politique de dédommagement soit mise en place. «C'est pas inclus, c'est pas exclu. C'est une réponse à la normande», a-t-il admis.

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