Bris fréquents sur le F.-A. Gauthier: un dédommagement demandé pour les passagers

Il y aurait eu de 130 à 140... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Il y aurait eu de 130 à 140 bris de toutes sortes depuis la mise en service du navire F.-A.-Gauthier, le 13 juillet dernier.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

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Le Soleil

(Carleton) Le caucus des six députés du Parti québécois dans l'Est-du-Québec demande à la Société des traversiers du Québec de dédommager les passagers qui doivent payer des frais supplémentaires découlant des pannes du traversier F.-A. Gauthier reliant Matane, Baie-Comeau et Godbout.

Le député de Matapédia-Matane, Pascal Bérubé, signale que plusieurs traversées ont été annulées depuis le printemps 2015 en raison de la météo, mais aussi à cause de bris mécaniques. Il y en aurait eu de 130 à 140, de toutes sortes, depuis la mise en service du navire.

«Il y a un enjeu de fiabilité. On leur [à la Société des traversiers] laisse la gestion de la garantie de service, bonne jusqu'au printemps, sauf pour des cas de météo. On comprend, pour la météo. Mais la Société des traversiers doit établir une politique d'indemnisation quand c'est lié aux bris mécaniques. Les annulations de traversées causent des détours majeurs, ou obligent les usagers à coucher à l'hôtel et la Société des traversiers à noliser des avions», explique le député Bérubé.

«On dit à la Société des traversiers, si vous êtes à ce point confiants dans la fiabilité du navire, établissez une politique d'indemnisations, financés à même les sommes épargnées lors de la construction», ajoute M. Bérubé.

Le F.-A. Gauthier a coûté 175 millions $, comparativement à une prévision de 225 millions $.

Les députés péquistes souhaitent aussi que les grands médias comme Radio-Canada, TVA, Le Soleil et Le Journal de Québec intensifient la couverture régionale, compte tenu qu'une étude d'Influence communication indique que le poids dans les médias nationaux de la Côte-Nord est de 0,22 %, celui de la Gaspésie de 0,12 % et celui du Bas-Saint-Laurent de 0,11 %.

«Sans cet accès aux centres de décisions que sont Montréal et Québec, notre influence se trouve très diminuée», ajoute M. Bérubé.

«Nous sommes méconnus et nos réalités sont ignorées, ajoute le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre. C'est [l'accès aux décideurs] une condition de base du développement. Il faut porter nos voix, pas seulement pour nos demandes, mais aussi pour nos forces.»

Les députés péquistes se demandent aussi quelle position le gouvernement prendra pour le gisement Bourque, dans lequel il est partenaire avec Pétrolia. Il s'agit de vérifier l'ampleur de ce gisement situé près de Murdochville et de voir s'il serait viable de construire un gazoduc et une usine de liquéfaction à Gaspé.

«Il bénéficie d'un large consensus dans deux régions, la Gaspésie et la Côte-Nord [un utilisateur de gaz]. Il aide Murdochville avec 150 emplois et Gaspé avec 50. Il a des avantages environnementaux, en remplaçant le coke de pétrole et le mazout. [...] Il faut que le premier ministre statue, prenne le temps de nous rassurer», ajoute M. Lelièvre.

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