Le PQ songe à bouder Uber

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Le coup d'envoi de la commission parlementaire sur le «transport rémunéré de personnes par automobile» sera donné jeudi un peu avant midi.

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(Québec) La décision n'est pas prise, mais les représentants du Parti québécois pourraient quitter la salle lorsque ceux d'Uber Québec prendront place en commission parlementaire jeudi.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, s'en est ouvert, mardi après-midi, en confiant que les membres de son équipe discutaient de cette possibilité.

«Le raisonnement de [la députée] Martine Ouellet est tout à fait approprié. C'est troublant d'accepter que des gens qui ne respectent pas la loi viennent ici - ici dans le foyer de la démocratie», a-t-il dit.

«Nous vous répondrons en temps et lieu. Nous continuons à en discuter», a encore précisé M.Péladeau à l'évocation de cette hypothèse.

Si le Parti québécois devait aller jusque-là et quitter la salle durant les 45 minutes allouées à Uber Québec, on serait dans quelque chose d'inusité. Presque d'inédit. C'est pourquoi certains croient que l'opposition officielle n'ira pas jusque-là, et qu'elle choisira plutôt de confronter Uber Québec.

En soirée, l'écho général émanant du caucus péquiste était le suivant : la «politique de la chaise vide n'est pas la meilleure» option. La discussion n'était cependant pas terminée. La décision finale devrait être prise d'ici quelques heures.

Le coup d'envoi de la commission parlementaire annoncée par le nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust, sera donné jeudi un peu avant midi. Elle portera, selon les termes officiels, sur le «transport rémunéré de personnes par automobile».

Amigo Express, Taxelco, le Regroupement des travailleurs autonomes, le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, Uber Québec et le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi défileront l'un après l'autre lors de ce premier jour d'audiences.

«Le respect de nos institutions»

Dimanche, la porte-parole du Parti Québécois en matière de transports, Martine Ouellet, a dit éprouver un malaise devant le fait que le gouvernement a invité les dirigeants d'une entreprise faisant du transport illégal à l'Assemblée nationale. «Le respect de nos institutions commande que les intervenants invités en commission parlementaire ne bafouent pas nos lois», a exprimé Mme Ouellet.

Elle a ensuite prié le ministre Daoust «d'utiliser tous les moyens nécessaires pour suspendre le transport illégal d'UberX pendant la commission, comme l'ont demandé les chauffeurs de taxi, le maire de Montréal et la Communauté métropolitaine de Montréal».

«L'objectif que l'on doit poursuivre est de travailler à faire cesser le taxi illégal et la concurrence déloyale. L'amélioration du service de taxi est déjà en cours mais, à elle seule, elle ne pourra pas faire le poids contre un concurrent qui ne respecte aucune règle et qui ne paye pas de TVQ, pas de TPS, pas d'impôt ni de permis.»

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