Khadir réclame l'arrestation des dirigeants d'Uber au Québec

Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber au Québec.... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber au Québec.

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(Québec) Le député de Québec solidaire Amir Khadir exige du ministre des Transports qu'il suive l'exemple de la France et arrête les dirigeants d'Uber au Québec pour complicité dans l'exercice illégal du taxi.

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Amir Khadir

Photothèque Le Soleil, La Presse Canadienne

Dans une question à Jacques Daoust, en chambre, M. Khadir s'est désolé d'entendre le ministre Jacques Daoust répéter qu'il ne pouvait pas interdire la plateforme mobile d'Uber. 

«Mais ce n'est pas l'application numérique d'Uber qu'on lui demande d'interdire: il faut arrêter et poursuivre les dirigeants d'Uber pour complicité dans la commission d'un acte illégal, parce qu'Uber encourage les chauffeurs qui sont sans permis, sans licence de conducteur à transporter des personnes illégalement. Uber leur fournit aussi une application qui leur permet d'enfreindre la loi et s'approprier des revenus auxquels ils n'ont pas droit. Uber se rend donc complice de gens qui commettent un vol. Uber bénéficie même d'une partie des bénéfices du vol», a dénoncé le solidaire. 

En guise de réponse, M. Daoust a remis de l'avant les 1000 saisies de véhicules réalisées par les contrôleurs routiers et le Bureau du taxi de Montréal jusqu'à maintenant. 

«Les moyens que nous pouvons utiliser pour contrer la situation actuelle sont tous mis en application et sont déployés partout où cela est nécessaire. Maintenant, la commission parlementaire, et c'est ce que je souhaite, nous amène des solutions qui feront en sorte que s'il faut, par exemple, être plus sévères dans les moyens pour empêcher une compétitivité injuste, bien, on va les mettre en place», a-t-il ajouté. 

Plusieurs accusations en France

En France, la multinationale Uber et deux de ses dirigeants locaux doivent répondre de plusieurs chefs d'accusation, notamment complicité dans l'exercice illégal du taxi, pratiques commerciales trompeuses et traitement illégal de données informatiques. Les accusés s'exposent à une peine de cinq ans de prison et des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros. 

Arrêtés en juin, le directeur général d'Uber France, Thibaud Simphal, et le directeur d'Uber pour l'Europe de l'Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty, reviendront devant le tribunal correctionnel de Paris jeudi et vendredi pour subir leur procès. Cela dans un contexte tendu où tant les chauffeurs de taxi que les chauffeurs d'Uber et autres services semblables manifestent depuis plusieurs jours pour obtenir l'attention du gouvernement français. 

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