Train léger de Charlevoix: campagne de financement du côté du privé

Réseau Charlevoix espère récolter annuellement 300 000$ en... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Réseau Charlevoix espère récolter annuellement 300 000$ en dons afin de financer une partie des activités de sa navette ferroviaire. Déjà André Desmarais et Daniel Gauthier se sont commis pour 250 000$.

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(Québec) L'organisme à but non lucratif Réseau Charlevoix procède à une campagne de financement pour assurer l'avenir de sa navette ferroviaire. Deux membres influents de la communauté d'affaires, André Desmarais et Daniel Gauthier, se sont déjà commis pour 2,25 millions $.

Les dons seront versés sur une période de huit ans, à raison de 2 000 000 $ pour M. Desmarais, président et co-chef de la direction de Power Corporation, et de 250 000 $ pour M. Gauthier, président du Groupe Le Massif. La collecte de fonds, lancée lundi, doit permettre d'aller chercher 50 000 $ supplémentaires chaque année. Les gens d'affaires seront sollicités prioritairement. Le don minimal a été fixé à 1000 $. 

«Ça nous aide à assumer le démarrage d'un nouveau produit. Car il faut bien s'entendre: c'est un nouveau produit touristique qui est en démarrage, qui est énormément coûteux à supporter avec les frais d'entretien de la voie ferrée. C'est pas une petite affaire d'opérer un train touristique en bordure du fleuve Saint-Laurent» entre les chutes Montmorency et La Malbaie, explique Bruno Labbé, président du conseil d'administration de Réseau Charlevoix. 

L'OBNL gère le train léger, mais aussi le marché public et la salle de spectacles qui se trouve au complexe hôtelier La Ferme. 

Depuis 2009, Réseau Charlevoix a reçu 25,6 millions $ de prêts et subventions. L'argent public a servi principalement à retaper la voie ferrée et acheter le matériel roulant. Encore cette année, environ 300 000 $ seront requis pour les opérations courantes auprès des municipalités de Baie-Saint-Paul, La Malbaie et Québec ainsi que trois ministères. Environ 1,5 million $ devraient provenir de la vente de billets. 

«C'est un projet qui a besoin de l'aide publique pour être capable d'arriver. C'est la réalité de tout ce qui est transport ferroviaire, pas juste au Québec», affirme M. Labbé. «Il faut se mettre dans la tête que ça va être comme ça pour un bout de temps. Notre objectif, c'est d'arriver à être le moins dépendant possible de ces apports d'aide publique. On en a pour quelques années à bien positionner le produit auprès des revendeurs, des agences et des tour opérateurs», continue-t-il.

Baie-Saint-Paul chapeaute la collecte

C'est la Ville de Baie-Saint-Paul qui chapeaute la collecte de fonds. Le maire Jean Fortin a expliqué au Soleil que M. Desmarais était intéressé à faire un don plutôt qu'un investissement dans le projet du Massif. Pour que lui et d'autres aient droit à un crédit d'impôt, il fallait un permis d'organisme de charité, que possède déjà la Ville. Il y a quelques années, Baie-Saint-Paul avait fait appel au financement populaire pour l'enfouissement des fils de la rue Saint-Jean-Baptiste. Le même véhicule est utilisé maintenant pour renflouer les coffres de Réseau Charlevoix. 

«Nous, la Ville, on est un peu la courroie de transmission de ça, résume le maire. On reçoit l'argent et on l'achemine.»

M. Fortin espère que les donateurs viendront de partout dans la grande région de la Capitale-Nationale. «C'est un projet collectif qui rejoint de Québec jusqu'à La Malbaie et qui met en valeur la voie ferrée» tant pour le tourisme que le transport collectif, fait-il valoir. 

Pour la saison 2016, le train léger de Charlevoix roulera du mercredi au dimanche entre le 11 juin et le 9 octobre. Comme à l'été 2015, trois départs sont offerts tous les jours dans l'une et l'autre direction. 

Cet hiver, il n'y a pas de navette offerte pour le ski au Massif car il en coûtait trop cher d'entretenir la voie ferrée en l'absence de trains de marchandises. 

Par ailleurs, Réseau Charlevoix a une nouvelle directrice générale en la personne de Nancy Belley. Celle qui était jusqu'à tout récemment directrice des opérations ferroviaires a pris la place laissée vacante par Frédéric Garand. En poste pendant trois ans, ce dernier a quitté l'organisation l'automne dernier. Bruno Labbé explique que le conseil d'administration et l'ancien dg ne s'entendaient plus sur le rythme de développement de la navette ferroviaire.

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