Exclusif

Radars photo mobiles: décembre payant pour la Ville

Depuis le début du projet-pilote, 579 automobilistes ont... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Depuis le début du projet-pilote, 579 automobilistes ont fait «flasher» le radar photo sur le boulevard Champlain.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les radars photo mobiles gérés par la Ville de Québec ont pris leur véritable envol au cours du mois de décembre. Exactement 2333 constats d'infraction ont été distribués à des automobilistes passés trop proche, trop vite. Ces derniers devront sortir 220 393 $ de leurs poches pour payer les amendes. À ce rythme, les appareils promettent d'être plus lucratifs que bien des équivalents opérés par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Les premières statistiques couvrant la période du 19 octobre (jour de déploiement sur le réseau municipal) au 30 novembre laissaient entrevoir un départ modeste pour les cinémomètres ajoutés dans les municipalités de Québec, Gatineau et Longueuil. 

Tel que diffusé par le ministère de la Justice et rapporté par La Presse en début d'année, la moyenne des infractions pour excès de vitesse enregistrées tournait autour de 20 par jour. Sur presque 90 000 $ d'amendes estimées, la capitale en revendiquait les deux tiers. 

Les nombres ont été pratiquement multipliés par quatre en décembre, a constaté Le Soleil. Ainsi, 2333 constats d'infraction ont été signifiés en un mois à Québec, comparativement à 617 pour les six premières semaines. Cela fait une moyenne de 78 contraventions par jour. Si tout le monde paie son amende, le gouvernement du Québec pourrait en tirer des revenus de 220 393 $.

Les radars photo mobiles gérés par la Ville de Québec... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

Agrandir

Infographie Le Soleil

Louis-XIV et Champlain payants

Sur les 31 emplacements contrôlés par la Ville de Québec depuis le début du projet-pilote, le plus prolifique se situe sur le boulevard Louis-XIV, à la hauteur du boulevard Pierre-Bertrand. Cinq cent trente-neuf automobilistes s'y sont fait prendre, écopant à eux seuls de 50 729 $ d'amendes. Sur toute la longueur de ce long boulevard, surveillé à trois endroits, le nombre de constats d'infraction distribués grimpe à 928. 

Le boulevard Champlain est un autre secteur payant. Sur deux tronçons, 579 automobilistes ont fait «flasher» le radar photo. La rue Clémenceau à Beauport (451) et le chemin des Quatre-Bourgeois (178) se montrent aussi propices aux excès de vitesse. À l'inverse, une douzaine d'emplacements sous surveillance ont généré moins de dix contraventions. 

Dans la région de Québec, et même celle de Montréal, il faut regarder du côté des autoroutes pour obtenir un rendement moyen plus élevé. À titre d'exemple, le radar photo fixe situé dans la bretelle de l'autoroute 20 menant au pont Pierre-Laporte, à Lévis, a permis de capter 12 108 infractions et d'amasser 1,6 million $ entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015. Les mobiles installés près des chantiers routiers sont aussi très efficaces.  

Rappelons que la Ville de Québec aura accès à quatre radars photo mobiles qu'elle déplacera sur près d'une quarantaine de sites au cours d'une période minimale de 18 mois. Le service de police, qui affecte cinq agents et un sergent aux opérations de radar photographique, ne dévoile pas sa stratégie de déploiement. Lundi, nous n'avons pu savoir si le nombre d'appareils ou d'heures de surveillance avait augmenté au fil des semaines. 

Sous la supervision du MTQ, un appareil de surveillance aux feux rouges, qui enregistre aussi les vitesses, est annoncé à l'intersection du boulevard Charest et de la rue Dorchester ainsi qu'à Val-Bélair. Deux radars photo fixes sont aussi en cours d'installation le long des autoroutes Henri-IV (hauteur Hochelaga) et Félix-Leclerc (hauteur D'Estimauville), mais ils ne sont pas encore fonctionnels. Un appareil mobile se promènera éventuellement le long de l'autoroute Robert-Bourassa, comme ce fut le cas quand elle était en chantier.

À Gatineau, l'aventure est également bien lancée. Sur 20 sites, 1998 constats d'infraction d'une valeur de 186 161 $ ont été enregistrés depuis octobre. À lui seul, le radar photo déployé sur le boulevard Saint-Joseph a permis d'épingler 493 automobilistes au pied pesant. À Longueuil, le départ est un plus lent, mais trois des cinq emplacements surveillés totalisent tout de même plus de 200 contraventions. 

Les profits des radars photo du réseau municipal aboutiront à la même place que ceux générés par les premiers appareils apparus dès 2009, soit dans le Fonds de la sécurité routière du gouvernement du Québec. Les villes participantes pourront éventuellement y puiser pour financer des mesures de sécurité routière, selon des critères qui restent encore à négocier avec le provincial.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer