Labeaume contre un vote des maires sur la légalisation d'Uber

La réticence de Régis Labeaume à se prononcer... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La réticence de Régis Labeaume à se prononcer sur la question est notamment motivée par le fait que l'industrie du taxi au Québec relève du ministère des Transports, et non des municipalités.

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(Québec) Pas question pour Régis Labeaume de voter sur la légalisation du service de transport de passagers Uber si le maire d'Edmonton, Don Iveson, avait l'intention de recevoir l'appui de ses homologues des grandes villes réunis à Ottawa jeudi et vendredi.

«Iveson, il veut qu'on vote là-dessus. Je ne pense pas que c'est une bonne idée. Je vais lui expliquer que je ne veux pas voter», a tranché le maire de Québec lorsque questionné sur Don Iveson. 

La semaine dernière, les élus municipaux d'Edmonton ont voté à huit contre quatre pour la légalisation et l'encadrement du controversé service Uber à partir du 1er mars.

Or, il est trop tôt pour se prononcer, estime M. Labeaume qui participera jeudi et vendredi au Caucus des maires des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités (FCM). «Qu'il commence par nous expliquer ce qui se passe chez eux. Il vient de prendre la décision. Moi, j'aimerais ça laisser passer une couple de mois pour voir comment ça se passe», a poursuivi M. Labeaume. 

«On va demander à Don comment ont été les discussions avec les chauffeurs de taxi, etc. C'est très récent. Moi, je ne suis pas d'accord pour qu'on vote là-dessus. S'ils veulent voter, je vais me retirer, mais ils vont comprendre», a martelé le maire de Québec. 

En entrevue dans le Globe and Mail du 28 janvier, M. Iveson estimait que les autorités municipales doivent agir rapidement devant le flou dans lequel se retrouve le service Uber.

«Ce sont des décisions difficiles, mais laisser traîner un aussi grand changement quand tu as assez d'information pour prendre une décision ne sert généralement pas les gens», a dit le maire d'Edmonton.

Dans le même entretien, M. Iveson disait vouloir en parler avec ses homologues à Ottawa. On verra alors s'il y aura effectivement une prise de position officielle sur la question.

«Honnêtement, je serais surpris qu'il y ait un vote», a nuancé M. Labeaume, qui s'attend à en savoir plus dès mercredi soir alors que les maires réunis à Ottawa souperont ensemble. «Je ne sais pas ce qu'il [Iveson] veut exactement. Il va nous le dire. On va lui demander où il s'en va avec ça.»

Juridiction provinciale

La réticence de Régis Labeaume à se prononcer sur la question est aussi motivée par le fait que l'industrie du taxi au Québec relève du ministère des Transports, et non des municipalités.

«Nous autres, à Québec, c'est le Ministère qui est responsable. Quand bien même je voudrais faire plein de choses, c'est pas moi qui mène ici.»

Vingt des maires des 21 plus grandes villes au Canada participeront à ce caucus ou au moins sept ministres fédéraux ont annoncé leur présence, a dit M. Labeaume lundi. «Ça va être une très grosse réunion.»

Outre le service Uber, les maires aborderont l'épineux dossier de l'oléoduc Énergie Est ainsi que celui des réfugiés syriens.

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