Les taxis perturbent l'entrée au travail à Revenu Québec

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Les organisateurs évaluent que jusqu'à 150 chauffeurs de taxi bloquent les voies entourant l'édifice de Revenu Québec dans le secteur Sainte-Foy.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les chauffeurs de taxi opposés à UberX passent de la parole aux actes. Quelque 150 d'entre eux, selon l'évaluation des organisateurs, manifestent jeudi matin devant les bureaux de Revenu Québec, dans Sainte-Foy.

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Les employés ont pu entrer au bureau à pied sans tracas, malgré la présence de manifestants devant l'entrée principale.

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La circulation risque d'être perturbée «une partie de la journée» aux abords de l'édifice situé au 3800, rue de Marly, prévient le mouvement La révolte des taxis contre l'injustice. Les manifestants comptaient rester sur place jusqu'à 11h.

«Il ne s'agit pas de tout bloquer en même temps. Les chauffeurs ne veulent pas écoeurer le monde», précise d'entrée de jeu Hicham Berouel, porte-parole du mouvement, dans un communiqué émis tôt jeudi.

Les taxis ont choisi Revenu Québec puisque le ministère «symbolise les contradictions du gouvernement dans le dossier d'UberX», ajoute la missive.

Les routes bloquées

Les chauffeurs ont bloqué tous les accès au terrain de Revenu Québec avec leurs véhicules. Aucun employé ne peut ainsi accéder à l'édifice en voiture. 

Les policiers qui encadraient la manifestation ont recommandé aux automobilistes de se stationner dans les rues avoisinantes. Ils tolèreront leur présence, dans les circonstances.

Les employés ont cependant pu entrer au bureau à pied sans trop tracas, malgré la présence de manifestants devant l'entrée principale. Certains fonctionnaires paraissaient néanmoins dérangés, tandis que d'autres appuyaient clairement les chauffeurs de taxi.

Aucun chauffeur de taxi n'a réussi à entrer dans l'édifice. Des mesures de sécurité ont été prises pour contrôler les accès.

«L'ARQ collecte les honnêtes travailleurs et dit qu'elle lutte contre l'évasion fiscale, qu'elle vise l'équité, mais elle ferme les yeux sur une multinationale qui utilise la technologie pour favoriser le travail au noir; où est l'équité?», demande M. Berouel.

Hausse des moyens de pression

Les chauffeurs de taxi avaient promis une hausse des moyens de pression en début de semaine. La manifestation n'est qu'un premier coup d'éclat si le gouvernement ne s'empresse pas de sévir contre UberX. «On commence comme ça, on verra ensuite. [...] Les taxis ne vont s'arrêter que lorsque les services d'UberX seront suspendus définitivement.»

Selon M. Berouel, outre les chauffeurs de taxi, «la population et l'économie québécoise sont menacées par Uber». Ce dernier aimerait également que Québec procède à des saisies de véhicules de chauffeurs d'UberX de façon plus intensive.

Devant l'offensive imminente des taxis, qui ont été jusqu'à menacer de «bloquer des ponts», le maire de Québec, Régis Labeaume, et le ministre des Transports, Robert Poëti, avaient appelé au calme en début de semaine en invitant les taxis à épargner la population.

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