Escalade des moyens de pression des chauffeurs de taxi

Environ 150 des 500 chauffeurs de taxi de la ville de Québec ont décidé lundi... (Le Soleil, Frédéric Matte)

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Le Soleil, Frédéric Matte

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Environ 150 des 500 chauffeurs de taxi de la ville de Québec ont décidé lundi soir de mettre en oeuvre une escalade de moyens de pression cette semaine. Ils souhaitent ainsi inciter le gouvernement du Québec à faire appliquer la loi concernant les services de transport de personnes offerts par la multinationale Uber, qu'ils assimilent à de la concurrence déloyale.

« On va de l'avant, mais nos moyens de pression vont rester secrets jusqu'à la dernière minute », a déclaré au Soleil Hicham Berrouel, propriétaire de six permis de taxi et porte-parole du mouvement « La révolte des taxis contre l'injustice ».

Des sources bien informées ont toutefois indiqué que les chauffeurs ont opté pour l'escalade des moyens de pression. Les manifestations viseront des édifices gouvernementaux et des routes, et iront en escalade, pouvant même aller jusqu'à, en dernier recours, un blocage des routes et des ponts. 

« Nos actions auront lieu avant la fin de la semaine et elles vont déranger. Tout le monde est prêt à participer. On n'écarte pas la possibilité de bloquer des routes ou le pont », a déclaré Hicham Berrouel.

Certains chauffeurs auraient même été prêts à aller plus loin. « Il y en a un qui a proposé une grève de la faim, un autre qui a proposé de brûler son taxi. D'autres étaient prêts à brûler des pneus pour bloquer les routes », a poursuivi M. Berrouel en assurant que ces moyens de pression plus draconiens n'avaient pas été retenus.

« La colère est vraiment au « top », les gens étaient prêts à sortir dès mardi matin », ajoute-t-il, signalant que le but de l'exercice n'était pas de nuire à la population. « Si le gouvernement offre quelque chose, il pourra éviter les inconvénients. Car il n'y a pas de moyens de pression sans inconvénient. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.»

Hicham Berrouel a également précisé que les moyens de pression ne seraient pas annoncés longtemps d'avance. « Si la population pense que c'est trop énorme, elle doit savoir que c'est le gouvernement qui est responsable. Nous, on essaie seulement de protéger notre profession. Quand des gens ont peur de tout perdre, il est normal qu'ils agissent à un moment donné.»

Plusieurs chauffeurs de taxi interrogés par Le Soleil au cours des derniers jours estiment à entre 15% et 40% la baisse de leur chiffre d'affaires depuis l'entrée en scène d'Uber à Québec.

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