Acquisitions à prévoir à l'île d'Orléans pour raccorder le futur pont

Pour construire le nouveau pont reliant l'île d'Orléans... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Pour construire le nouveau pont reliant l'île d'Orléans au chemin Royal, le gouvernement devra acquérir plusieurs terrains, principalement des terres agricoles.

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(Québec) Le ministère des Transports du Québec (MTQ) devra acquérir des terrains à l'île d'Orléans pour raccorder le futur pont, planifié un peu à l'ouest de l'ancien, à la bien nommée côte du Pont, qui permet de rejoindre le chemin Royal.

Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ, a confirmé au Soleil que le gouvernement provincial ne possédait pas toutes les emprises nécessaires au réalignement de la route 368. Le tracé sera assurément modifié puisque le pont à haubans annoncé jeudi sera situé plus près de Québec que l'actuel, datant de 1935 et parvenu au bout de sa vie utile. «On a une idée approximative où le pont s'en va, mais ça va être précisé lors de la conception», a indiqué M. Paradis. 

En conférence de presse, la semaine dernière, il a été établi que la côte du Pont demeurerait la voie d'entrée et de sortie de l'île d'Orléans. Le ministre des Transports, Robert Poëti, s'est dit au courant des éternels projets de réaménagement du secteur. Il a assuré que son équipe travaillerait avec les élus locaux pour laisser les lieux dans un état satisfaisant après le chantier, lequel doit se terminer en 2024. 

Gérard Cossette, directeur général de la municipalité de Saint-Pierre, souligne qu'il faudra notamment étirer la piste multifonctionnelle pour piétons et cyclistes prévue sur le pont jusqu'à l'intersection du chemin Royal. 

Surtout des terres agricoles

Il est à prévoir que les acquisitions concernent davantage les terres agricoles qui se situent à la hauteur du fleuve. Le Soleil a rencontré certains propriétaires qui ne s'opposeraient pas à la transaction. Comme ils nous l'ont expliqué, ces terres ont un rendement limité puisqu'elles sont souvent inondées et difficiles à drainer. Le chemin d'accès est également trop étroit pour la machinerie agricole d'aujourd'hui. 

«Les agriculteurs n'en veulent pas, ce n'est pas intéressant pour eux», résume Francine Plante, dont la ferme ancestrale donne vue sur le pont. Son frère effectue annuellement un entretien minimal des parcelles en bordure du fleuve pour éviter qu'elles ne virent en friche, mais n'en retire aucun profit. 

Propriétaire de la première maison en montant la côte du Pont, Éric Ross est beaucoup plus réticent à céder son petit coin de paradis, mais ne s'inquiète pas outre mesure. «C'est sûr que je veux pas me faire exproprier», dit-il en faisant le décompte des améliorations apportées à sa propriété au fil des ans. 

Selon M. Ross, il serait trop compliqué de dévier la côte du Pont vers l'ouest, car le dénivelé est important et, surtout, irrégulier. En appréciant l'environnement de la grande fenêtre de sa cuisine, qui permettra de suivre le chantier comme sur un écran géant, on est bien tenté de lui donner raison. 

La confirmation viendra du MTQ. «Par respect pour les propriétaires touchés, ces derniers seront les premiers informés, lorsque les besoins du Ministère seront établis», a souligné lundi M. Paradis. Il a ajouté que «de façon générale, dans tous les projets routiers, le Ministère veille à limiter au maximum l'acquisition d'immeubles».

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