Traverse Québec-Lévis: la hausse des tarifs mauvaise pour l'environnement

Accès transports viables considère aussi que le gouvernement du... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Accès transports viables considère aussi que le gouvernement du Québec est «contradictoire» quand il plaide pour une réduction des gaz à effet de serre en même temps qu'il restreint l'accès aux traversiers.

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(Québec) Accès transports viables (ATV) considère que l'augmentation des tarifs à la traverse Québec-Lévis éloigne non seulement la clientèle, mais nuit aussi à l'environnement.

Le directeur général Étienne Grandmont n'a pas hésité à faire un lien entre la tarification et la baisse d'achalandage, jeudi. Selon lui, «on a dépassé le point de rupture» et ce n'est pas une campagne de promotion qui va renverser la tendance.  

«Je pense que pour les prochaines années, le gros minimum, c'est d'y aller pour des augmentations qui ne dépassent pas l'inflation. [...] On devrait même revenir à des tarifs qui sont plus bas et voir comment maximiser» l'utilisation des traversiers, continue le porte-parole de l'organisme faisant la promotion des transports durables. 

Il pense notamment à l'harmonisation des services et des tarifs du Réseau de transport de la Capitale et de la Société de transport de Lévis. Selon ATV, un usager du transport en commun devrait pouvoir circuler d'une rive à l'autre en passant par le traversier avec un seul et même titre de transport, sans surprime. 

Actuellement, il faut acheter le laissez-passer métropolitain, environ 50 % plus cher, pour prendre l'autobus sans restriction à Québec et Lévis ainsi que le traversier entre les deux. 

Québec se «contredit»

M. Grandmont considère aussi que le gouvernement du Québec est «contradictoire» quand il plaide pour une réduction des gaz à effet de serre (GES) en même temps qu'il restreint l'accès aux traversiers. 

«On est en train de tarifer un comportement qui est bénéfique pour l'environnement, pour la santé, pour l'économie», déplore le dg. 

Son équipe s'est «amusée» à calculer les GES produits par une automobile de taille moyenne qui emprunte le pont de Québec ou Pierre-Laporte plutôt que le traversier. Les deux gares fluviales étant à 31 kilomètres l'une de l'autre, cela représente 800 kilogrammes de CO2 par année pour une seule automobile. C'est l'équivalent de 15 à 20 % des émissions d'un Lévisien ou d'un Québécois moyen. «Ce n'est pas négligeable», insiste M. Grandmont.

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