Lit d'arrêt novateur dans Charlevoix

Yann Turnbull-Charbonneau a fait un plongeon mortel au... (fournie par la SQ)

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Yann Turnbull-Charbonneau a fait un plongeon mortel au bout du lit d'arrêt de Petite-Rivière-Saint-François en septembre 2013.

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(Québec) Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a rouvert mercredi le lit d'arrêt de Petite-Rivière-Saint-François, auquel ont été ajoutés des filets d'acier comme sur les porte-avions. Dans quelques jours, ses ingénieurs devront néanmoins expliquer à la coroner Andrée Kronström pourquoi les précédents aménagements n'ont pas réussi à arrêter non pas un, mais deux camions éprouvant des problèmes de freins.

Les travaux d'amélioration du lit d'arrêt, situé dans la partie abrupte et sinueuse de la rue Principale menant au village, ont débuté au mois de juin, forçant la fermeture complète de l'infrastructure. C'est l'entreprise EJD Construction, de Baie-Saint-Paul, qui a réalisé le contrat de 2,9 millions $. La chaussée a été élargie, un mur permanent a été ajouté, l'autre modifié, explique Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ. Une série de filets d'acier reliés à des dissipateurs d'énergie ont été mis en place en bout de piste. 

La technologie, acquise au coût de 1,5 million $, a été développée par la marine américaine pour stopper les avions atterrissant sur des porte-avions. Le Dragnet, de son nom commercial, peut arrêter des véhicules pesant jusqu'à 90 000 livres et circulant jusqu'à 90 kilomètres à l'heure. Il a fait ses preuves en Ontario, mais c'est la première fois qu'il est installé au Québec. 

Il n'est pas envisagé d'en accrocher ailleurs pour le moment. Il y a huit lits d'arrêt au Québec, dont cinq dans Charlevoix, deux à Tadoussac et un en Beauce.

Selon le MTQ, c'est la configuration des lieux qui a commandé l'adoption de ce système novateur à Petite-Rivière-Saint-François. Le lit d'arrêt aboutit sur un ravin et il y a une maison en contrebas. 

Deux accidents 

Par deux fois, des camions l'ayant emprunté n'ont pas réussi à s'arrêter et sont tombés dans le vide. Le premier camionneur, Richard Cimon, a miraculeusement survécu à l'écrasement de sa cabine en 2010. Trois ans plus tard, le jeune conducteur Yan Turnbull-Charbonneau n'a pas eu cette chance. 

L'enquête publique de la coroner Andrée Kronström, commandée après le deuxième incident, a déjà permis d'établir que le lit d'arrêt n'avait pas été réparé entre les deux événements. Un policier de la Sûreté du Québec a expliqué en mai que les glissières en béton temporaires privilégiées par le MTQ ont servi de «tremplin», de «rampe de lancement» pour le camion au lieu de l'arrêter. 

La semaine prochaine, ce sera au tour des ingénieurs et des gestionnaires du MTQ de faire part de leur analyse et de répondre aux questions de la coroner. Celle-ci entendra aussi les recommandations des parties impliquées, dans l'espoir d'éviter la répétition de pareil drame.

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