Les taxis de Québec vont revoir leurs standards

Les chauffeurs de taxi de Québec veulent renforcer... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Les chauffeurs de taxi de Québec veulent renforcer leur code vestimentaire et uniformiser leur parc de véhicules.

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(Québec) Les taxis de Québec n'ont pas l'intention d'accuser du retard sur ceux de Montréal, qui devront obligatoirement porter la chemise blanche et ouvrir la portière à leurs clients. Les chauffeurs de la capitale veulent aussi renforcer leur code vestimentaire et même uniformiser leur parc de véhicules, mais ils s'estiment capables de fixer eux-mêmes leurs nouveaux standards de qualité.

Mardi, le conseil municipal de Montréal, qui réglemente l'industrie locale du taxi, a adopté de nouvelles mesures dans l'espoir d'améliorer le service à la clientèle.

À partir du 1er janvier, les chauffeurs montréalais devront notamment être vêtus d'un pantalon noir et d'une chemise ou d'un polo blanc. Ils devront également sortir de leur véhicule pour ouvrir la portière à leurs passagers lors de la montée comme de la descente, sauf s'ils sont hélés à la dernière minute. Les taxis de plus de huit ans devront être remplacés. Des amendes variant entre 125 et 375 $ sont prévues en cas d'infraction.

À Québec, l'initiative n'est pas passée inaperçue. «Voyez ce qu'ils font à Montréal, pourquoi on le ferait pas à Québec?» a demandé le maire Régis Labeaume. Comme la capitale ne possède pas les mêmes pouvoirs que la métropole, ce dernier doit s'en remettre à l'industrie et au ministère des Transports du Québec (MTQ).

«Les chauffeurs de taxi ne veulent pas voir Uber à Québec, je peux comprendre. Mais en même temps, ils doivent faire un examen de conscience. Je pense qu'ils sont en train de le faire, très sincèrement», a poursuivi M. Labeaume. Son administration croit toujours à l'uniformisation des voitures de taxi pour une meilleure image de la ville. «Des taxis tous de la même marque, de la même couleur, je pense que ça serait bon», a répété le maire.

Abdallah Homsy, président du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ), a fait référence au mémoire déposé cet été au ministre des Transports pour faire la preuve de la motivation des chauffeurs de la capitale à améliorer le service à la clientèle. «Pour la première fois, Montréal est plus rapide que nous», lance-t-il, prédisant des changements à Québec «avant la fin de l'année».

Le RITQ fait la promotion d'une association professionnelle obligatoire qui pourrait imposer un code vestimentaire. Taxi-Coop a développé le sien, qui interdit les sandales, les t-shirts et les shorts (à l'exception des bermudas), mais il ne va pas jusqu'à prescrire la couleur des vêtements. M. Homsy pense qu'il est possible d'aller plus loin, mais s'interroge toutefois sur la pertinence du blanc, très salissant. 

Ce dernier insiste aussi sur l'importance d'une bonne formation des chauffeurs. C'est là qu'ils devraient apprendre à «toujours» mettre les valises dans le coffre et à «idéalement» ouvrir la portière aux clients. Dans ce monde pressé, cette attention peut en effet déplaire à certains ou retarder le service.

«On essaie de travailler sur des véhicules de couleur unique ou à représentation unique», ajoute M. Homsy, faisant remarquer que 60 % des véhicules dans les rues de Québec sont désormais hybrides.

Question de jugement

Le président du RITQ plaide toutefois pour une amélioration des façons de faire qui ne passe pas par la voie réglementaire. Car selon lui, tout est question de jugement et de bonne volonté et les chauffeurs n'en manquent pas.

Le ministre des Transports semble du même avis. Dans les quatre projets pilotes qu'il compte mettre en place d'ici la fin de l'année pour réformer l'industrie du taxi, ces aspects ne sont pas abordés.

Son attachée de presse, Anne-Catherine Couture, nous renvoie plutôt au Règlement sur les services de transport par taxi. La section VII sur les services aux clients prévoit déjà que «le titulaire d'un permis de chauffeur de taxi doit être vêtu proprement et convenablement» et qu'il «doit offrir aux clients la courtoisie, le confort et la sécurité requis par l'exercice de son métier».

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