Retour des traversiers: Labeaume résigné à attendre

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Une dizaine de maires (dont Régis Labeaume, à gauche) des villes riveraines du Saint-Laurent, affectées par la grève déclenchée le 13 octobre, réclamaient mardi un vote immédiat sur l'entente de principe intervenue la veille ainsi que la reprise du service dès mercredi matin.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le maire de Québec a fait son deuil d'un retour rapide des traversiers, toujours paralysés par la grève des officiers mécaniciens et de navigation malgré une entente de principe. «Ça aurait été si simple de respecter la population, il me semble que ça aurait été un beau geste», a soupiré Régis Labeaume mercredi matin.

Une dizaine de maires des villes riveraines du Saint-Laurent, affectées par la grève déclenchée le 13 octobre, réclamaient mardi un vote immédiat sur l'entente de principe intervenue la veille ainsi que la reprise du service dès mercredi matin. Ils demandaient également de fournir des services essentiels à toutes les traverses à l'avenir.

Le syndicat des Métallos s'en tient toutefois aux assemblées prévues de mercredi à dimanche afin, a-t-il fait valoir, de bien expliquer l'entente aux membres. Mercredi soir, lors du vote des employés de la traverse Québec-Lévis, ni le porte-parole syndical Gordon Ringuette, ni les travailleurs présents n'ont voulu en dire plus quant aux détails de l'entente de principe.

Les traversiers demeurent donc à quai au moins jusqu'à lundi à Québec et Lévis ainsi qu'à Sorel et Saint-Ignace-de-Loyola, tandis qu'un minimum de traversées sont programmées dans l'Est-du-Québec. Mardi, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, n'a pas mis de pression sur les syndiqués. Il a davantage insisté sur l'importance de reconnaître toutes les traverses comme un service essentiel à l'avenir.

Si le maire Labeaume a évoqué un manque de respect de la part du syndicat, il s'est montré plus conciliant avec le ministre Moreau. «On n'a pas le même travail. Le gouvernement, son travail, c'est de protéger l'entente. Moi, mon travail, c'est pas de protéger l'entente, c'est de faire en sorte que le service démarre le plus rapidement possible. Alors on joue chacun son rôle», a-t-il commenté.

M. Labeaume a continué de plaider pour une réforme des services essentiels. «Ce qui devient essentiel, c'est vraiment d'entendre les usagers. Ça se fait dans un bureau, entre les deux parties [patronale et syndicale], et les principaux intéressés, les personnes qui souffrent de ça, personne leur demande leur opinion», a-t-il déploré.

Puis, réclamant un processus de consultation populaire : «Avant qu'on prenne des décisions, on doit entendre les usagers. Tout le monde a pas la science infuse et ce cas-là est assez particulier. Ou on n'avait pas l'information ou on n'a pas fait la recherche.»

Avec Ian Bussières

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