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Lucratifs, les nouvo parcos de Saint-Roch

Les parcomètres installés dans le quartier Saint-Roch sont... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les parcomètres installés dans le quartier Saint-Roch sont devenus les plus payants de toute la ville de Québec.

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(Québec) Après un peu plus d'un an de service, les parcomètres installés dans le quartier Saint-Roch sont devenus les plus payants de toute la ville de Québec tandis que ceux du secteur Maguire traînent de la patte avec pratiquement la moitié moins de revenus par borne de stationnement.

Le Soleil a eu recours à la Loi sur l'accès aux documents publics pour apprécier les sommes générées par les parcomètres localisés sur les territoires des cinq sociétés de développement commercial (SDC).

Sur une base mensuelle, les 106 bornes de stationnement du centre-ville sont clairement les plus lucratives. Et cela même si toutes celles situées sur la rue Saint-Joseph à l'est de la rue de la Couronne, dans le nouvo Saint-Roch, ont été installées seulement en juillet 2014. Dès la fin de cette année-là, les revenus ont fait un gros bond. Pour chacun des neuf premiers mois de 2015, la tendance s'est maintenue : chaque borne a rapporté en moyenne 522,72 $, un sommet.

Alexandrine Cardin-Dubé, la nouvelle directrice générale de la SDC centre-ville, y voit une bonne nouvelle. «Ça nous prouve que le quartier va bien, que les commerçants attirent les gens, que le centre-ville est une destination de choix», énumère-t-elle.

«Avant qu'il y ait les parcomètres, c'était majoritairement les employés et les commerçants qui stationnaient devant le commerce. Maintenant, c'est vraiment réservé aux clients. Il y a un meilleur roulement», ajoute-t-elle.

 

Après un peu plus d'un an de service, les parcomètres... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

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Maguire tire de l'arrière

À l'autre bout du spectre, les 194 bornes de stationnement sur le territoire de la SDC Maguire sont les moins payantes. En 2014, chaque parcomètre a généré 233,46 $ par mois, soit la moitié moins qu'au centre-ville. Légère augmentation en 2015, alors que la moyenne mensuelle a atteint 270,54 $.

Il faut dire que le secteur Maguire a hérité de 194 parcos l'an dernier. C'est beaucoup plus que la moyenne des autres artères commerciales et autant que tout le Vieux-Québec. Cette anomalie est due à la présence de trois stationnements de surface, dont l'un compte 96 cases près de la caserne de pompiers, souligne Sylvain Gagné, porte-parole de la Ville de Québec. 

À l'échelle du quartier, les revenus vont tout de même en augmentant et sont presque comparables aux autres secteurs pour les neuf premiers mois de 2015. Si la tendance se maintient, la Ville de Québec ira chercher autour de 630 000 $ pour l'année au complet avec ses bornes de stationnement dans Sillery seulement. La grogne des commerçants et des clients est d'ailleurs toujours palpable.

Financer les organismes

Au total, ce sont 3,5 millions $ qui devraient être perçus dans les secteurs avec SDC en 2015. Cela permet de mettre en perspective l'annonce récente d'une redistribution des revenus des bornes de stationnement. Répondant à une demande formulée un peu plus tôt cette année, la Ville de Québec a accepté de remettre dès 2016 un montant forfaitaire de 100 $ par parcomètre se trouvant sur le territoire d'une SDC. Comme il y a 740 parcomètres visés, cela représente 74 000 $ de plus dans les coffres de ces organismes à but non lucratif, dont la mission est de représenter les commerçants et d'animer les artères commerciales.

Notons qu'il y a 1340 parcomètres qui ne relèvent pas d'une SDC. Sur une base unitaire, ils sont moins payants, mais ont tout de même rapporté 3,9 millions $ à la Ville de Québec entre le 1er janvier et le 30 septembre 2015, laissant présager le dépassement du cap des 5 millions $ de recettes d'ici la fin de l'année.

Un irritant moins présent

Les visiteurs du quartier Montcalm identifient toujours le stationnement comme le principal irritant affectant leur assiduité. Mais en quatre ans, la proportion de gens considérant qu'il s'agit d'un problème a diminué de moitié. Le secret? En parler positivement et guider les clients vers les espaces disponibles, expose Marc-André Pâlin, directeur général de la SDC Montcalm.

L'organisme publicisait hier les résultats d'une étude sur le profil, la provenance et la satisfaction des clientèles du Quartier des arts. Elle a été commandée à Léger Marketing, qui a interrogé 1444 personnes sur l'avenue Cartier à différents moments cet été. Un exercice semblable avait été réalisé en 2011. Aux fins de comparaison, les questions et la méthodologie étaient donc sensiblement les mêmes. 

Une question portait spécifiquement sur les aspects négatifs du quartier, tels que perçus par la clientèle. Alors que 55 % des répondants pointaient le stationnement (disponibilité et prix) en 2011, ils ne sont plus que 28 % à s'en plaindre quatre ans plus tard. 

Selon M. Pâlin, les commerçants ont joué sur les perceptions en adaptant leur discours. «On a changé notre message de bord. On a dit : venez chez nous, il y a de la place» au lieu de se plaindre du manque de stationnement, résume-t-il. Les espaces disponibles ont été identifiés et les clients gentiment invités à les utiliser. «C'est sûr qu'il y a toujours des irritants, on est au centre-ville, mais c'est beaucoup moins présent», constate-t-il.

Hausse des touristes

L'étude révèle également, à la grande satisfaction de la SDC, que la clientèle touristique a beaucoup augmenté dans Montcalm. Or ces nouveaux venus se déplacent souvent à pied. 

En fait, les touristes représentaient 17 % de la clientèle l'été dernier contre 5 % en 2011. Pour M. Pâlin, c'est le résultat de plusieurs interventions sur le terrain. Il signale notamment l'intégration du quartier aux cartes touristiques, l'aménagement de terrasses supplémentaires et l'organisation d'activités liées aux grands événements qui se tiennent dans la capitale. Ajoutons le parcours Lumière sur l'art avec ses abat-jours géants, qui attirent encore les curieux. 

Avec l'ouverture prochaine du nouveau pavillon du Musée national des beaux-arts, M. Pâlin est confiant que le Quartier des arts devienne une destination à Québec.  

Avec Annie Mathieu

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