Les traverses bientôt considérées comme service essentiel

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«Les usagers ont suffisamment souffert de ce conflit. On ne comprend pas pourquoi ça prend une semaine pour accepter l'entente de principe», a dit le maire de Québec Régis Labeaume.

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(Québec) Une fois que la nouvelle convention collective des 150 officiers syndiqués des traversiers sera signée, le gouvernement du Québec promet de se «tourner vers l'avenir» pour reconnaître les traverses comme un service essentiel.

«Pour la prochaine étape, il faut avoir une vision qui va nous permettre de considérer véritablement les traverses comme un service essentiel», a commenté le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

Ce dernier a dit espérer que les travailleurs en grève depuis le 13 octobre voteront pour l'entente de principe survenue lundi. Les 150 syndiqués des Métallos se prononcent de mercredi à dimanche pour un service qui pourrait reprendre dès lundi.

Une fois un nouveau contrat de travail réglé, on aura le temps de «voir venir» pour qu'un éventuel futur conflit de travail «ne soit pas géré comme il l'a été», a dit le ministre à l'issue d'une rencontre avec une dizaine de maires des villes riveraines à l'hôtel de ville de Québec en fin de journée mardi.

M. Moreau estime qu'un changement de loi ne sera pas obligatoire. «Ce n'est pas nécessaire d'avoir un changement législatif, mais au moment où la grève légale est déclenchée, la Société des traversiers pourrait agir autrement que ce qu'elle a fait à l'heure actuelle», a-t-il dit, citant notamment la prise en considération de l'impact économique pour les citoyens concernés.

Sortie des maires

En regardant plutôt vers le long terme, le ministre des Affaires municipales n'a donc pas ajouté sa voix à celles de neuf maires des villes riveraines qui, mardi midi, ont demandé un vote immédiat pour une reprise du service de traverses dès mercredi. Une demande à laquelle s'est immédiatement opposé le syndicat des Métallos, qui dit vouloir prendre le temps de bien expliquer l'entente dans chacune des assemblées et que le vote se prenne dans les meilleures conditions possibles.

«C'est cinq jours de services qui potentiellement pourraient ne pas être donnés à la population», a reconnu M. Moreau. «Mais ce dont on doit s'assurer est que dans le cas des conflits, tout en respectant le droit des travailleurs, on réalise qu'il s'agit véritablement au XXIe siècle d'un service essentiel pour assurer les liens économiques et un fonctionnement social», a-t-il dit.

À l'heure du midi, le maire Régis Labeaume, le maire de Tadoussac, Hugues Tremblay, celui de Lévis, Gilles Lehouillier, la mairesse de Godbout, Nicole Champagne, le maire de L'Isle-aux-Coudres, Dominic Tremblay, le maire des Éboulements, Pierre Tremblay, le maire de Matane, Jérôme Landry, le maire de Saint-Ignace-de-Loyola, Jean-Luc Barthe, et celui des Éboulements, Pierre Tremblay, ont demandé aux syndiqués d'accélérer le processus de vote.

«Les usagers ont suffisamment souffert de ce conflit. On ne comprend pas pourquoi ça prend une semaine pour accepter l'entente de principe», a dit le maire de Québec, Régis Labeaume.

«Les traversiers sont le prolongement de la route. Ce qu'on vit actuellement à Lévis, c'est 2500 personnes qui s'agglutinent dans des autobus déjà bondés. On demande de rétablir le service dès demain», a renchéri M. Lehouillier.

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