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Les taxis disent non à une bonification de leurs tarifs

De peur de perdre des clients, l'industrie du taxi dit encore non, cette année,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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(Québec) De peur de perdre des clients, l'industrie du taxi dit encore non, cette année, à l'augmentation de tarifs à laquelle les propriétaires et les chauffeurs auraient pourtant droit.

Depuis 2013, la Commission des transports du Québec (CTQ) publie annuellement l'indice du coût du taxi (ICT), qui permet de suivre l'évolution des coûts d'exploitation d'un taxi. Le calcul tient notamment compte du coût des permis, des assurances, du carburant, de l'entretien du véhicule et prévoit un salaire pour le chauffeur.

La CTQ tient ensuite une audience publique pour évaluer la pertinence d'ajuster les tarifs. Ce sont surtout les membres de l'industrie qui donnent leur avis.

De façon générale, toute augmentation sous la barre des 2 % est reportée à l'année suivante. Au-dessus de 2 %, elle peut être refilée aux consommateurs.

Cette année, la Commission a établi que l'ICT a progressé de 3,9 % depuis le dernier ajustement des tarifs, en janvier 2012. 

Quatre groupes ont déjà donné leur opinion par écrit en prévision de l'audience publique, qui se tient à Montréal mercredi. 

Le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), qui représente la grosse majorité des propriétaires et des chauffeurs dans la capitale, s'oppose «fermement» à toute hausse des tarifs. La concurrence d'Uber, un service de transport assuré par des particuliers en contravention des lois existantes, arrive en tête de liste des raisons invoquées.

Transport illégal

«L'industrie du taxi est aux prises avec une importante présence de transport illégal sur tout le territoire du Québec et les démarches visant à assurer un contrôle efficace de ce phénomène tardent à prendre leur pleine mesure. Ainsi, à ce moment-ci, une hausse des prix serait directement pénalisante pour les membres de l'industrie du taxi qui agissent en conformité avec les lois et règlements», peut-on lire dans un document soumis à l'avance.

Selon le nombre de clients

Le président du RITQ propose plutôt de moduler la tarification en fonction du nombre de personnes à bord. Un rabais de 5 ou 10 % serait proposé quand il y a un ou deux clients à transporter. En contrepartie, une surcharge serait appliquée pour les groupes plus nombreux.  

Le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) pointe aussi «la croissance accrue de l'activité des transporteurs illégaux» qui engendre une concurrence «déloyale» et «malsaine». Il souligne également l'appétit des consommateurs pour des services à bas prix et «la situation économique actuelle du Québec et le programme d'austérité de notre gouvernement». 

Le nouveau Regroupement des propriétaires de taxi de la capitale (RPTC) revient quant à lui à la charge avec l'idée d'une tarification bonifiée pour les transports effectués de nuit.

Le coût de départ d'une course en taxi est actuellement fixé à 3,45 $. Chaque kilomètre parcouru entraîne des frais supplémentaires de 1,70 $. Toute minute d'attente coûte 0,63 $. Des tarifs fixes sont prévus pour les transports entre le centre-ville et l'aéroport à Québec et à Montréal.

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