Grève sur les traversiers: l'opposition veut réévaluer les services essentiels

La grève touche tous les liens fluviaux du... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La grève touche tous les liens fluviaux du Québec sous la responsabilité de la Société des traversiers du Québec. Dans la capitale, les navires, qui relient habituellement Québec et Lévis, resteront à quai.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Les partis d'opposition demandent au gouvernement Couillard de réviser à la hausse le niveau de services que doivent fournir les travailleurs de la Société des traversiers du Québec lorsqu'ils sont en grève, comme c'est le cas actuellement.

Sur cet aspect bien précis des choses, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont fait entendre un son de cloche semblable, mardi, à l'Assemblée nationale. Ils divergent par contre profondément d'opinion sur la suite des choses.

La formation de François Legault a exigé que le gouvernement «suspende immédiatement le droit de grève aux traverses de Québec-Lévis et de Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola» - qu'il le suspende «jusqu'à ce que les parties concernées s'entendent sur un niveau suffisant de maintien de services essentiels tel que le permet le Code du travail».

«Pendant que le gouvernement fait la sourde oreille, les travailleurs et les citoyens sont forcés de faire de longs et coûteux détours ou de prendre des moyens plus risqués pour aller travailler», a déploré le caquiste Donald Martel.

«Des travailleurs de Rio Tinto traversent même le fleuve en chaloupe afin de rejoindre Sorel-Tracy! Le laisser-aller du gouvernement a assez duré. Les ministres du Travail et de la Stratégie maritime doivent cesser de se tourner les pouces.»

Le Parti québécois y est allé plus mollo sur la suite de la grève. Il n'est pas question pour lui d'exiger la suspension du mouvement de débrayage.

Il se contente d'exhorter le gouvernement «à tout mettre en oeuvre afin que la Société des traversiers et ses travailleurs en arrivent le plus rapidement possible à une entente négociée et au retour des services réguliers».

Coiteux refuse

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a fait valoir le respect des lois et du processus démocratique pour justifier son refus de prendre l'une ou l'autre des suggestions des partis d'opposition.

«Le gouvernement respecte les lois du travail, respecte un principe fondamental en négociation qui est celui de la bonne foi; et c'est ce qu'on fait à l'heure actuelle, a-t-il déclaré. Et on va voir, au cours des prochaines heures, comment la situation va évoluer, puisque les membres du syndicat concerné sont en train de voter.» Ils votent jusqu'à jeudi.

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