La légitimité du vote de grève sur les traversiers contestée

La grève touche tous les liens fluviaux du... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La grève touche tous les liens fluviaux du Québec sous la responsabilité de la Société des traversiers du Québec. Dans la capitale, les navires, qui relient habituellement Québec et Lévis, resteront à quai.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Des voix s'élèvent et mettent en doute le processus syndical ayant mené à la grève qui affligera mardi matin les traverses de la Société des traversiers du Québec. Dans la capitale, des mécaniciens accusent leur syndicat de les avoir carrément «forcés» au débrayage.

Selon des employés de la traverse Québec-Lévis, le syndicat - section locale 9599 des Métallos - n'a jamais spécifiquement convoqué ses membres pour un vote de grève. Si bien que certains d'entre eux n'ont appris que la semaine dernière qu'ils pourraient se buter à un piquet de grève dès mardi matin.

L'avis de convocation à l'assemblée en question, tenue le 18 juin, aurait plutôt porté sur «une résolution d'appui pour le comité de négociation». Bruno Dufour, vétéran mécanicien, a été le seul à accepter de parler publiquement au nom de ses collègues. «Le syndicat nous force à aller en grève», a-t-il tranché, lundi.

Pas le quorum

Selon M. Dufour, seuls cinq travailleurs de la traverse Québec-Lévis se seraient présentés à ladite assemblée. «Il n'y avait pas quorum», a-t-il soutenu, avant d'expliquer la faible participation par un «manque de confiance» généralisé des employés envers le syndicat.

La situation n'aurait pas été différente ailleurs. «On s'est fait dire qu'il n'y avait eu qu'une seule personne à l'assemblée à Tadoussac. À L'Isle-aux-Coudres, il n'y a pas eu d'assemblée.»

Le Soleil n'a pas été en mesure de vérifier pour les traverses de Matane et de Sorel. Reste que selon M. Dufour, au plus «7 ou 8» des 150 membres auraient voté pour la grève, sans plus. D'autres employés ont aussi rapporté que le libellé, incluant une grève potentielle, portait à confusion. «On pensait qu'il y aurait un autre vote de grève», a fait savoir un mécanicien ayant requis l'anonymat.

Un seul participant à l'assemblée générale du 18 juin a pu être joint. Ce dernier a refusé de commenter la situation, n'était «pas à l'aise dans le contexte».

Bruno Gagnon, président de la section locale 9599, s'est fait très évasif lorsqu'interrogé par Le Soleil. Par trois fois il a refusé de donner un chiffre sur le nombre de participants au vote, se bornant à dire qu'il était «légitime».

Pendant la brève discussion, M. Gagnon a affirmé qu'il n'y avait aucune obligation de quorum. «En vertu des statuts Métallos, ça n'existe pas des quorums, dans les assemblées. Ceux qui sont là votent.»

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