Une route à donner et à réparer au Massif de Charlevoix

L'augmentation du nombre de jours-ski au Massif de... (Photo fournie par le Massif de Charlevoix)

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L'augmentation du nombre de jours-ski au Massif de Charlevoix est l'un des facteurs poussant l'entreprise à demander au ministère des Transports du Québec de prendre en charge la route qui mène au sommet de la montagne.

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(Québec) Le Massif de Charlevoix veut refiler la route qui mène au sommet de la montagne, tortueuse et difficile à entretenir, au ministère des Transports du Québec (MTQ).

«On a sensibilisé le Ministère à l'effet que notre projet est en croissance. Avec l'augmentation du nombre de jours-ski, l'utilisation de la luge, les excursionnistes l'été, le développement immobilier et la venue probable d'un Club Med, ça va faire en sorte que la route en haut va avoir besoin d'être sécurisée», explique Claude Choquette, président du Massif de Charlevoix. 

Le groupe, qui entretient la route du Sommet depuis qu'il est propriétaire de la montagne, aimerait que le transfert se fasse «dans un avenir prochain», car il est convaincu que l'achalandage continuera d'augmenter. «Il faut être en avant de notre temps», dit le président. 

M. Choquette admet que la route, non pavée et mal drainée sur plusieurs kilomètres, est «très, très dure à entretenir». Il estime l'investissement à 150 000 $ par année. Une mise aux normes du MTQ permettrait, selon lui, d'abaisser considérablement la facture d'entretien. 

Le grand patron du Massif ne va pas jusqu'à dire que la route du Sommet est dangereuse, même s'il reconnaît qu'elle «n'est pas des plus agréables, surtout au printemps». 

Il n'a pas de statistiques sur les plaintes et les accidents sous la main, mais fait remarquer que «les gens qui suivent les consignes comme il faut n'ont pas vraiment de problèmes». Ceux qui excèdent les limites de vitesse, qui varient entre 30 et 50 kilomètres à l'heure, sont plus à risque de se retrouver dans le décor, aussi magnifique soit-il. 

Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ, confirme que des discussions ont lieu avec le Massif en vue d'une éventuelle prise en charge de la route du Sommet. Celle-ci répond aux critères pour être intégrée au «réseau d'accès aux ressources», lequel peut mener à des exploitations électriques ou minières, mais aussi à des zones de récréation. 

Reconstruction

Cependant, «pour répondre aux normes du Ministère, elle devrait être entièrement reconstruite sur six kilomètres environ», précise M. Paradis. En comparant avec des chantiers similaires, la facture peut être estimée à plus de 10 millions $. Et c'est sans compter les frais connexes, comme la conception des plans, la surveillance du chantier et le déplacement des utilités publiques. 

Le MTQ a déjà réalisé des travaux à l'intersection de la 138 au début des années 2000. Une voie de virage a été ajoutée, une partie de la route du Sommet a été asphaltée, des glissières de sécurité et de l'éclairage ont été ajoutés. Advenant un développement important du Massif, il pourrait être nécessaire d'améliorer encore la jonction avec la route provinciale, signale le porte-parole du MTQ. 

De l'autre côté de la montagne, des échanges de terrains ont déjà été négociés et seront complétés sous peu, mais ils concernent la rue Principale, redessinée et prolongée vers le bas de la montagne, la gare et un nouveau développement immobilier. La municipalité de Petite-Rivière-Saint-François est impliquée.

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