Pascan vendra 60 % de ses appareils

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Le passif de Pascan Aviation est de 38 millions $.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Pascan Aviation vendra 14 de ses 24 appareils, dont ses trois gros porteurs ATR-42 cloués au sol depuis vendredi. L'entreprise qui est sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers fonctionnera dorénavant avec une flotte d'une dizaine d'avions qui correspondrait davantage à son marché actuel.

«Le problème de Pascan est que plus de 50 % de son volume de passagers est disparu depuis deux ans. Tout ça est lié au ralentissement au niveau du Plan Nord parce que la compagnie avait grossi avec les besoins du Plan Nord», explique le syndic Christian Bourque de PriceWaterhouseCoopers, contrôleur aux affaires et finances de Pascan.

«La décision de nous départir des ATR-42 dans notre exercice d'optimisation de la flotte vient entre autres du fait qu'ils nécessitent du personnel spécialisé et qu'ils sont coûteux en termes de frais d'opération. On préfère y aller avec de plus petits porteurs comme les Jetstream», poursuit-il.

Le syndic croit que l'entreprise pourra répondre à la demande actuelle avec de huit à dix avions, notamment les Jetstream et les Pilatus ainsi que l'avion Navajo que l'entreprise utilise pour le transport de marchandises. Les autres seront mis en vente, comme les quatre King Air que Pascan ne faisait plus voler depuis un bout de temps et qui n'ont toutefois pas encore trouvé preneur.

«Nous avons une rencontre avec la compagnie cette semaine pour cristalliser la flotte des opérations futures. Pour les ATR, nous sommes confiants de pouvoir les vendre et ainsi réduire la dette de la compagnie», explique le syndic en ajoutant que la dette sur les ATR-42 était d'environ 6 millions $.

Le passif de Pascan Aviation est de 38 millions $, dont huit millions $ sont dus à l'un des propriétaires de l'entreprise, Denis Charest, 15 millions $ à la Banque de développement du Canada et 6 millions $ à Investissement Québec, le reste étant dû à plusieurs autres créanciers.

Vols ajoutés

Yani Gagnon, vice-président aux finances de Pascan, a pour sa part précisé que le nombre d'heures de vol allait augmenter malgré la mise en vente de plus de la moitié de la flotte. «Nous opérions déjà avec moins d'appareils depuis mai. Mais dès le 19 octobre, nous allons ajouter un deuxième vol par jour, à mi-journée, en Abitibi, aux Îles-de-la-Madeleine et entre Sept-Îles et Wabush», explique-t-il.

Ces trois marchés étaient autrefois desservis par les ATR-42 et le nombre de vols y avait été diminué au mois de mai. L'ajout d'un vol par jour dans ces villes qui seront désormais desservies par les avions Jetstream permet à Pascan de s'ajuster à la demande dans ces secteurs.

Les déboires de Pascan Aviation ont aussi coûté leur emploi à plusieurs travailleurs puisque la compagnie aérienne est passée de 350 employés en juin 2013 à environ 150 aujourd'hui. Le nombre d'heures de vol avait aussi chuté de 70 %. L'entreprise poursuit cependant ses opérations et devrait faire une proposition concordataire à ses créanciers entre la fin octobre et la mi-novembre.

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