Traversiers: menace de grève illimitée dès le 13 octobre

Le NM F.-A.-Gauthier, qui effectue la traversée Matane-Baie-Comeau-Godbout... (Société des traversiers du Québec)

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Le NM F.-A.-Gauthier, qui effectue la traversée Matane-Baie-Comeau-Godbout

Société des traversiers du Québec

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(Québec) Les officiers mécaniciens et de navigation de la Société des traversiers du Québec (STQ) sont prêts pour une grève illimitée à partir du 13 octobre.

Une interruption de service plane sur les traverses de Québec-Lévis, Isle-aux-Coudres-Saint-Joseph-de-la-Rive, Matane-Baie-Comeau-Godbout, Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine et Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola. Sans la présence des officiers mécaniciens et de navigation, patrons de la timonerie et de la salle des machines, les traversiers ne peuvent prendre le large.

Le Conseil des services essentiels entendra les parties la semaine prochaine afin d'assurer un service minimal aux citoyens qui sont dépendants des traverses. À Québec et à Lévis, les navires étaient restés à quai lors de la dernière et seule journée de grève, en 2011, car il y a deux ponts à proximité.

Les quelque 150 membres de la section locale 9599 du syndicat des Métallos, affilié à la STQ, ont rejeté les offres patronales et voté en faveur d'une grève illimitée au courant de l'été. Leur avis de grève légale a été envoyé cette semaine en prévision du 13 octobre.

Gordon Ringuette, représentant syndical, explique que la convention collective est échue depuis le 31 mars. Dès le lendemain, la moitié des officiers ont subi une baisse de salaire de 6,5 %, car la prime de rétention accordée lors de la dernière négociation leur a été retirée. «On n'en veut plus de ces primes-là. D'abord, y'a juste la moitié des travailleurs qui y ont droit. Et en plus, ça compte pas pour le régime de retraite», martèle M. Ringuette.

Rattrapage salarial

Le syndicat réclame plutôt une bonification du salaire de base, précisant que ses membres sont les moins bien rémunérés de toutes les traverses au Canada. Les salaires actuels varient entre 55 000 et 80 000 $ environ. «C'est tout du monde avec des brevets, tu rentres pas là-dedans comme tu veux», insiste le représentant.

Celui-ci assure que les Métallos peuvent faire la grève longtemps. «Le Conseil du trésor, ils vont l'avoir en pleine gueule, la grogne des citoyens. L'austérité libérale, le monde va voir qu'est-ce que ça donne. Nous autres, on a des fonds de grève, on a ce qu'il faut. On va se battre, on est équipés pour veiller tard», prévient M. Ringuette, qui garde tout de même l'espoir d'un règlement.

Maryse Brodeur, porte-parole de la STQ, a fait remarquer vendredi qu'«on ne peut pas présumer de la durée» du conflit s'il y en a bel et bien un. «Tout va être mis en oeuvre pour rétablir la situation le plus tôt possible», a-t-elle assuré.

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