Service rapide par bus: le bureau de projet bientôt lancé

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Le bureau de projet du service rapide par bus aura notamment comme mandat de développer le tracé et le montage financier, de réaliser les études environnementales et de proposer un modèle de gouvernance.

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(Québec) Les villes de Québec et de Lévis lanceront dans «quelques semaines» le bureau de projet du service rapide par bus (SRB), dont le mandat sera notamment de développer le tracé et le montage financier, réaliser les études environnementales et proposer un modèle de gouvernance.

Cela fait six mois que l'étude sur le tramway, déviée vers le SRB, a été dévoilée. L'échéancier prévoyait que les études d'avant-projet et environnementales soient immédiatement lancées pour être terminées en 2016. Deux années étaient jugées nécessaires pour confectionner les plans et devis. La construction devait débuter en 2019 pour se terminer en 2025. 

Des observateurs et des citoyens ont aussitôt réclamé une accélération du processus. Les maires de Québec et de Lévis, qui ont besoin de l'argent du provincial pour construire les 38 kilomètres de voies réservées aux autobus, étaient enchantés. Ils ont promis de mettre les bouchées doubles. Mais depuis, plus rien. «Quand on veut faire un projet comme il faut, il faut bien le démarrer», a justifié jeudi Rémy Normand, responsable du dossier des transports et président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), assurant que l'annonce du bureau de projet était imminente. Il a parlé de «quelques semaines» encore pour tout mettre en place. 

«On est très, très, très actifs», a confirmé le maire de Lévis, présent à ses côtés. «Moi, je pense qu'en termes de collaboration entre deux villes au niveau du transport collectif, entre Lévis et Québec, c'est du jamais-vu», a fait valoir Gilles Lehouillier, convaincu que le gouvernement du Québec participera tant à la réflexion qu'au financement. 

Le bureau de projet creusera plusieurs sujets abordés dans l'étude de faisabilité. «Il faut pousser un petit peu plus loin l'ensemble du tracé pour évaluer de façon beaucoup plus précise, avec une marge de manoeuvre un peu plus serrée, l'ensemble des travaux à faire», a indiqué M. Normand. 

C'est là que le choix se fera entre un corridor fiabilisé, où les infrastructures souterraines sont repoussées sur le côté pour éviter de creuser et de nuire au service en cas de bris, et un corridor évolutif, pouvant éventuellement accueillir des rails et donc un tramway. 

Le bureau de projet s'occupera aussi des études environnementales. Il proposera un montage financier au gouvernement du Québec, en accord avec la directive sur la gestion des projets majeurs d'infrastructure publique. 

Par phases

Il est toujours question d'une réalisation par phases afin de faciliter le financement. Plus d'un milliard de dollars sont estimés nécessaires. «C'est extrêmement important, le phasage. Parce que le tramway, le problème, c'est qu'il faut que tu l'installes d'un coup alors qu'au niveau du SRB, tu peux y aller par phases», a insisté jeudi Gilles Lehouillier. 

Le dernier volet qui doit faire l'objet d'une attention particulière, c'est celui de la gouvernance. C'est la première fois que Québec et Lévis planchent sur un projet de transport en commun conjoint qui, incidemment, est le plus gros de leur histoire. «Il faut s'entendre, il faut travailler sur des façons d'organiser ça sur le plan juridique entre les deux municipalités, les deux sociétés de transport», souligne M. Normand. 

Le conseiller municipal n'a pas voulu s'avancer sur la création d'une structure qui chapeauterait le RTC et la Société de transport de Lévis ou encore la fusion éventuelle des deux transporteurs. «On n'est pas encore là», dit-il, attentif tout de même aux changements structuraux imposés à l'Agence métropolitaine de transport dans la région de Montréal.  

MM. Normand et Lehouillier étaient réunis jeudi, car ils participeront, au même titre qu'une vingtaine de personnalités de la grande région de Québec, à la campagne «Se déplacer autrement, c'est une bonne idée!» organisée pour la deuxième année par le RTC. Au moins une fois, entre le 14 et le 20 septembre, ils feront l'essai d'un autre mode de transport que l'auto solo. Les citoyens sont invités à tenter eux aussi l'expérience.

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