Aucune place garantie pour les usagers actuels du stationnement Dalhousie

Le nouveau stationnement étagé qui sera érigé sur... (Photothèque le Soleil, Patrice Laroche)

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Le nouveau stationnement étagé qui sera érigé sur le site actuel du stationnement Dalhousie comptera 100 espaces de moins.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) À une semaine de la fermeture du stationnement Dalhousie pour 18 mois, les usagers réguliers, dont plusieurs travailleurs et commerçants qui en étaient clients depuis de nombreuses années, n'ont obtenu aucune garantie de retrouver un espace de stationnement une fois que le nouveau stationnement étagé, qui comptera 100 espaces de moins, aura été érigé à la future place des Canotiers.

Tant la Ville de Québec que la Société Parc-Auto du Québec (SPAQ), qui gère actuellement le stationnement Dalhousie, ont avoué qu'il leur était impossible pour l'instant de garantir un espace de stationnement à quiconque une fois que les travaux seront terminés à l'été 2017.

«On ne peut rien garantir, il nous faut attendre la directive de ceux qui deviendront les nouveaux propriétaires du terrain, car celui-ci appartient présentement à la Société québécoise des infrastructures [SQI], mais passera éventuellement aux mains de la Commission de la capitale nationale [CCNQ]», indique Denis Mercier, directeur des opérations de la SPAQ.

«On ne peut rien garantir, il nous faut attendre la directive de ceux qui deviendront les nouveaux propriétaires du terrain.»

Denis Mercier
Directeur des opérations de la Société Parc-Auto du Québec

La Commission ne peut pas non plus offrir de garantie aux abonnés actuels, soulignant qu'elle est présentement à analyser les données.

«On travaille là-dedans. C'est une préoccupation qu'on connaît et on est sensible à la réalité des détenteurs de permis. Nous essaierons de donner une réponse le plus rapidement possible», indique toutefois Anne-Marie Gauthier, coordonnatrice aux communications et aux relations publiques de la CCNQ.

Le statut de SPAQ comme gestionnaire du futur stationnement est d'ailleurs incertain lui aussi. «On ne le sait pas. Nous sommes assujettis aux règles du Conseil du trésor à ce sujet», indique Mme Gauthier, laissant entendre qu'il se pourrait qu'il faille procéder par appel d'offres pour la gestion du stationnement étagé de la place des Canotiers.

Liste conservée

Peu importe, Denis Mercier assure toutefois qu'il conservera précieusement la liste des abonnés du stationnement.

«J'espère qu'on pourra prioriser nos abonnés, dont certains sont là depuis 15 ou même 20 ans», poursuit-il, niant l'existence d'une directive visant à prioriser ceux qui ont accepté la relocalisation proposée par l'entreprise durant les travaux.

Cette possibilité inquiétait certains utilisateurs, dont Michel Bouley, un travailleur qui a été transféré au stationnement de l'anse au Foulon, à 30 minutes à pied de son lieu de travail.

«Je vais probablement aller au stationnement Vinci près du Marché du Vieux-Port. Ça va me coûter 140 $ par mois plutôt que 75 $ à l'anse au Foulon, mais je serai plus proche de mon travail.»

Comme plusieurs autres usagers déplacés du côté de l'anse au Foulon, M. Bouley s'est fait offrir gratuitement un laissez-passer partiel du Réseau de transport de la Capitale (RTC) pour le parcours 1 et le parcours 21. Le fait que la fréquence des autobus de ce parcours ne soit pas augmentée l'incite cependant à pencher pour une autre option.

«Si je rate le bus, je perds une demi-heure le soir et/ou le matin», fait-il remarquer.

Même fréquence

Vérification faite du côté de la Ville de Québec, jusqu'à maintenant 56 personnes sur les 62 qui s'étaient vu offrir des laissez-passer partiels du RTC en ont fait la demande. Il n'a cependant jamais été question d'augmenter la fréquence des autobus 1 et 21 à l'heure de pointe.

«La fréquence demeurera la même, puisque ces autobus passent déjà aux demi-heures aux heures de pointe. Nous considérons que c'est une fréquence acceptable», indique Mireille Plamondon, porte-parole de la Ville de Québec.

Celle-ci a aussi précisé que la durée prévue des travaux était bel et bien de 18 mois, malgré les autres chiffres qui ont été avancés.

«C'est l'échéancier qui a été présenté par la SQI avec une livraison à l'été 2017. Pour les règlements municipaux adoptés pour les stationnements temporaires, l'échéancier est plus long, soit trois ans. C'est simplement une précaution afin d'éviter de devoir retourner en consultation pour modifier à nouveau le règlement si les travaux durent un peu plus longtemps.»

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