Dorénavant des panneaux annonçant de possibles radars photo

Ce n'est plus seulement une icône de caméra... (Photo fournie par le MTQ)

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Ce n'est plus seulement une icône de caméra qui apparaît sur les panneaux installés à l'approche des chantiers annonçant un radar photo. On peut aussi y lire radar possible.

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(Québec) Pas de panneau sans radar photo, avait tranché l'automne dernier le ministre des Transports, joignant sa voix aux automobilistes qui jugeaient l'affichage excessif près des chantiers routiers. Moins d'un an plus tard, Robert Poëti doit se résigner à un «compromis» : les intéressés sauront qu'il est «possible» de rencontrer un radar photo en chemin, mais n'en auront pas la garantie.

Alors que la tendance est à enlever le texte sur les panneaux annonçant les radars photo pour ne conserver que l'icône d'appareil photo, le ministère des Transports du Québec (MTQ) en ajoute sur la version orange qui prévaut près des chantiers routiers. Les mots radar possible ont ainsi fait leur apparition il y a trois semaines.

Cela pour respecter «l'entente préalable qu'on avise toujours les citoyens» de la présence de cinémomètres photographiques, a expliqué au Soleil le ministre Poëti.

L'an dernier, celui-ci s'était montré sensible aux critiques d'automobilistes qui voyaient deux, voire trois panneaux annonçant un contrôle en zone de construction routière, mais ne croisaient pas de radar photo. Les automobilistes, désensibilisés, se remettaient à rouler au-delà de la limite de vitesse permise et se faisaient surprendre quand l'appareil mobile était présent.

Leur donnant raison, le ministre avait ordonné que les panneaux soient masqués et démasqués au gré de la surveillance effective des chantiers. Cela obligeait la Sûreté du Québec, qui installe les appareils, à communiquer avec des techniciens du MTQ afin qu'ils ajustent la signalisation.

Or, à l'usage, cette procédure s'est révélée trop lourde. Les délais étaient multipliés, et les coûts étaient «importants». «Au niveau technique, ça aurait diminué le nombre d'heures de radars dans les sites. Ça, pour moi, ce n'était pas une bonne idée», a justifié M. Poëti, à l'aise avec le «compromis» trouvé.

«Le danger de laisser le panneau sans autre identification, c'est que les gens à un moment donné n'y croiront plus», a exposé le politicien, soucieux de l'acceptabilité sociale des cinémomètres. Avec l'ajout de l'expression radar possible, «la nuance est là : il peut y en avoir un», a-t-il ajouté.

Beaucoup de billets

Si la seule perspective d'une contravention suffit à faire ralentir les automobilistes, le ministre Poëti ne s'en plaindra pas. «Le contexte actuel nous amène à dire qu'honnêtement, ça marche pas tant que ça, nos panneaux orange, parce qu'il y a beaucoup de billets qui sont donnés dans les sites de construction. Il y en a trop à mon avis. Ça veut dire que les gens vont encore un peu trop vite dans les sites de construction», a martelé le ministre.

***

Explosion du nombre de constats d'infraction

Le nombre d'infractions constatées sur les chantiers routiers explose grâce aux radars photo. En 2014, pas moins de 66 728 billets ont été envoyés par la poste à des automobilistes qui ont dépassé la limite de vitesse permise en zone orange. C'est une augmentation de plus du double si on compare à 2013, année où 30 824 constats d'infraction du même type ont été distribués. En 2012, première année d'utilisation sur les sites de construction, il y en avait eu à peine 10 259, en raison notamment d'une installation tardive.

Le MTQ n'était pas en mesure, mercredi, de chiffrer les recettes associées pour 2014. On sait toutefois qu'il a engrangé 8 millions $ grâce aux appareils mobiles utilisés sur les chantiers routiers en 2013. C'était plus que les recettes des radars fixes cette année-là. Il faut dire que les amendes sont doublées dans les zones de construction.

***

Bientôt le déploiement

Le ministère des Transports vise toujours l'automne pour la mise en activité des 37 radars photo (18 mobiles, 6 fixes et 13 appareils de surveillance aux feux de circulation) qu'il veut ajouter le long des routes du Québec. Bien que le processus d'appel d'offres soit encore contesté par des soumissionnaires déçus, le contrat reste dans les mains de la firme CGI, désignée gagnante, et le calendrier de déploiement n'a pas été modifié.

Mario Saint-Pierre, porte-parole du MTQ, précise que les cinémomètres photographiques et les panneaux de signalisation sont commandés. Les plans et devis pour l'aménagement des sites sont aussi en cours de réalisation. Le gouvernement devait publier cet été, dans un décret, la liste des endroits désignés pour accueillir un radar photo, y compris ceux soumis par les municipalités qui participeront au projet pilote, mais cela n'est toujours pas fait.

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