L'industrie du taxi veut se repenser

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Les chauffeurs de taxi sont conscients que si les clients se dirigent vers un service comme UberX, c'est que les clients ne trouvent pas forcément leur compte avec les services traditionnels.

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(Québec) Le principal regroupement d'entreprises du taxi de la capitale pense que l'industrie doit se regarder dans le miroir pour comprendre pourquoi la clientèle la délaisse pour la compétition, notamment pour le service de covoiturage UberX.

On demande au ministre des Transports d'imposer à tous de nouveaux atours à la mode afin de séduire : formation touristique et code vestimentaire pour les chauffeurs, caméra de sécurité dans les voitures, informatisation, paiement par carte, reçu détaillé remis à chaque course, critères de propreté... 

«On a une problématique dans le taxi», observe Abdallah Homsy, le président de Taxi Coop Québec et porte-parole du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ). «Il faut qu'on donne un bon service.»

Si les consommateurs se désintéressent des taxis traditionnels, c'est parce que leurs besoins ne sont pas comblés, dit-il. «Ça, ça n'a rien à voir avec Uber.»

N'empêche, dans un mémoire remis au ministre des Transports, le RITQ recommande à Québec de resserrer la législation encadrant l'industrie et d'augmenter la coercition. Voilà qui barrerait la route aux voitures d'UberX, cette application permettant à des particuliers d'offrir le transport avec leur voiture privée.

Le Regroupement a déjà fait état de son désir d'assister à la création d'une association professionnelle qui aurait les pleins pouvoirs pour octroyer les permis de taxi et sanctionner ses membres. Il propose également au ministre d'élargir le mandat des contrôleurs routiers qui pourraient être beaucoup plus sévères envers les contrevenants.

Plus cher pour les valises

Et le client, il y gagnerait quoi? Un chauffeur dont les antécédents judiciaires ont été vérifiés qui peut discourir sur les sites touristiques, par exemple. Et un paiement simplifié, plaide M. Homsy.

Mais certains utilisateurs devront décaisser plus pour prendre le taxi si les propositions du RITQ sont retenues par le ministre Robert Poëti. Ainsi, à partir de trois passagers, le prix de la course serait augmenté. La facture grimperait également pour chaque valise embarquée.

Cette grande modernisation de l'industrie aurait toutefois un coût pour les contribuables. Le RITQ est d'avis que le gouvernement devra soutenir les propriétaires de permis par des subventions ou des crédits d'impôt afin de négocier le virage.

Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos et le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi n'ont pas été en mesure de commenter les propositions des entreprises de taxi de Québec lundi.

Maintenir la pression

Le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) tente de rallier les entreprises du secteur pour un rassemblement national. «Il y a une manifestation qui se prépare, indique un relationniste, Félix Tremblay. Ça va être à court terme. On est en train d'élargir tout ça. Ça serait la province [...]. Ça serait partout en même temps.» L'industrie veut maintenir la pression sur Québec afin que les politiques coupent court au développement du service de covoiturage UberX. De récentes déclarations du premier ministre, Philippe Couillard, au sujet d'un possiblement encadrement d'Uber a semé l'inquiétude.

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