Les chauffeurs de taxi de Québec souhaitent des tarifs plus élevés la nuit

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Des chauffeurs de taxi de Québec manifestant contre Uber devant l'Assemblée nationale

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(Québec) Le Regroupement des propriétaires de taxi de la Capitale (RPTC) demande au ministre des Transports Robert Poëti de permettre des tarifs plus élevés la nuit que le jour, question de dédommager les chauffeurs pour les risques supplémentaires qu'ils encourent lors des quarts de travail nocturnes.

«Dans les entreprises, toutes les jobs de nuit sont mieux payées que le jour. Alors, je pense qu'il est temps de réparer cette injustice», soutient Hamid Nadji, président du RPTC, qui cite les villes de Paris et de Madrid, qui ont des tarifs plus élevés dans les taxis entre 22h et 6h. Le RPTC suggère que le tarif au kilomètre passe de 1,70 $ à 1,95 $ la nuit, ou que le tarif de base passe de 3,45 $ à 4,45 $.

Cette demande fait partie d'une dizaine de recommandations qui se retrouvent dans le mémoire du RPTC déposé au ministère des Transports. Tous les acteurs de l'industrie avaient jusqu'à vendredi soir pour déposer leurs mémoires, tel que demandé par le ministre Poëti lors d'une journée de consultation sur le sujet, qui a eu lieu à Montréal le 8 juillet dernier.

Les chauffeurs de taxi membres du RPTC souhaitent également qu'une association professionnelle soit créée, que les antécédents judiciaires des chauffeurs soient vérifiés plus rapidement et que des subventions pour l'achat de véhicules hybrides ou électriques soient offertes, allant jusqu'à 25 % du prix d'achat, dans le cas d'un véhicule électrique.

«Il est temps de faire respecter cette fonction!» lance M. Nadji en parlant de son travail, qu'il sent en danger, surtout depuis l'arrivée sur le marché de la compagnie de transport américaine Uber. «On essaie de maîtriser nos troupes pour les calmer, mais ça risque de déraper», prévient-il. «Beaucoup de mécontentement» se fait sentir chez certains chauffeurs de taxi à Québec, ajoute-t-il.

Le RPTC, une jeune association qui compte une centaine de propriétaires de taxi, selon M. Nadji, est à l'origine de la manifestation de chauffeurs devant l'Assemblée nationale en mai dernier. Pour le moment, aucun autre coup d'éclat n'est prévu. «Ça va dépendre de la réponse du ministre», lance M. Nadji.

Le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, qui compte environ 600 propriétaires dans la capitale, a elle aussi produit un mémoire, mais ne l'a pas présenté publiquement vendredi, préférant laisser au gouvernement le temps de l'analyser, explique Félix Tremblay, porte-parole engagé par le Regroupement.

Au cabinet du ministre vendredi, on préférait ne pas commenter le dossier. «On va prendre le temps d'analyser ce qui nous a été présenté», a indiqué Anne-Catherine Couture, attachée de presse du ministre Poëti. Aucun échéancier n'a été fixé quant à la réponse que donnera le ministre à ces suggestions pour moderniser et dynamiser l'industrie du taxi.

Mme Couture soutient toutefois que la position du ministre Poëti n'a pas changé, lui qui a soutenu dernièrement qu'Uber n'était pas le bienvenu au Québec. «Je l'ai dit haut et fort : c'est du transport illégal», a-t-il déclaré.

La compagnie américaine a quant à elle demandé l'appui des Québécois cette semaine pour que ses activités soient légalisées dans la province. Quelques jours avant leur congrès, les jeunes libéraux se sont pour leur part distancés de la position du ministre Poëti, demandant au gouvernement Couillard de favoriser l'essor de l'«économie de partage», que ce soit dans le transport ou dans l'hébergement.

Vendredi, le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi a toutefois mis en garde les jeunes libéraux, soutenant qu'Uber n'est pas ce qu'on peut appeler de l'économie de partage ou du covoiturage. Selon eux, l'entreprise en est plutôt une de transport de personnes à des fins commerciales, qui ne respecte pas les lois en vigueur au Québec.

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