La liaison Gaspésie-île d'Anticosti-Côte-Nord serait rentable avec des fonds publics

Le Nordik Passeur a relié Rivière-au-Renard, Port-Menier et... (Photothèque Le Soleil)

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Le Nordik Passeur a relié Rivière-au-Renard, Port-Menier et la Côte-Nord de 1994 à 1996, mais le service a été suspendu, faute de rentabilité.

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Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) Le plan d'affaires d'une éventuelle liaison entre la Gaspésie, l'île d'Anticosti et la Côte-Nord révèle que le service serait rentable, à condition que l'achat du navire et les modifications à y apporter soient payés par le gouvernement ou une société publique.

Ce plan d'affaires a été approuvé au cours des derniers jours par les trois municipalités engagées dans le projet, Gaspé, puisque le port de Rivière-au-Renard est pressenti, Havre-Saint-Pierre et l'île d'Anticosti.

«La conclusion du plan d'affaires, c'est que c'est rentable dès la première année, s'il n'y a pas de dette. Les opérations elles-mêmes sont rentables, que le partenaire soit privé ou public», précise le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Il faudrait donc qu'un organisme public ou un ministère du gouvernement québécois allonge la somme nécessaire pour acquérir un navire. Un élan philanthropique ou l'intervention d'une entreprise privée prête à étaler la dette d'infrastructure sur des années ne font pas partie des scénarios privilégiés par les municipalités promotrices. 

«Ça va prendre des fonds publics. Il y a quatre axes de la Stratégie maritime qui cadrent avec les objectifs recherchés par notre service maritime, plus la volonté de désenclaver l'île d'Anticosti cinq à six mois par an», dit M. Côté.

Favoriser le transport de marchandises par navire, sauvegarder les ports québécois, favoriser l'offre de services de traversiers et moderniser le tourisme maritime constituent les axes cadrant dans la Stratégie maritime. 

Le plan d'affaires préparé par Lemay + DAA Stratégies souligne notamment que le service avantagerait le tourisme des trois secteurs tout en accentuant le transport des produits forestiers et des marchandises en général, les services à l'industrie des hydrocarbures et la mobilité de la main-d'oeuvre.

La capacité du navire visé s'établit à 125 véhicules et à 635 passagers, presque le double du Nordik Passeur, qui a lié les trois mêmes secteurs de 1994 à 1996. Le plan d'affaires indique qu'environ 28 000 personnes fréquenteraient le service s'il revenait, dont 13 500 visiteurs qui ne viendraient pas autrement.

Daniel Côté assure qu'il est possible de trouver un navire répondant à ces exigences pour une somme de 15 millions $, ou un peu moins.

«Il y a des navires ciblés dont le coût d'acquisition serait d'environ 6,5 millions $ bruts. Il faut ajouter 25 % de droits de douane, et sa mise à niveau, sa "canadianisation" pour les normes en vigueur ici, pour quelques millions de plus», précise Daniel Côté.

«Le navire doit s'ajuster au quai. La rampe est sur le navire, ce qui réduit les coûts d'infrastructure aux quais [...] Il y a 10 navires sur le marché répondant à nos critères, surtout en Europe. Deux sont en Amérique du Sud», dit-il.

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