Fermeture du stationnement Dalhousie: les citoyens feront connaître leur indignation

La fermeture du stationnement Dalhousie empêchera les 332... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La fermeture du stationnement Dalhousie empêchera les 332 usagers mensuels, dont plusieurs résidents du secteur, et les quelque 200 utilisateurs horaires d'y garer leur automobile.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Des citoyens et des commerçants du secteur du Vieux-Port ont bien l'intention de faire valoir leur mécontentement auprès de la Ville de Québec mercredi soir concernant les options qui leur sont offertes pendant la période de fermeture temporaire du stationnement Dalhousie, du 1er septembre jusqu'en 2018.

Le chantier de la future place des Canotiers empêchera les 332 usagers mensuels, dont plusieurs résidents du secteur, et les quelque 200 utilisateurs horaires de garer leur automobile dans le stationnement Dalhousie pour cette période. 

L'éthicien René Villemure, qui réside sur la rue Sault-au-Matelot, fera entendre sa voix lors de l'assemblée de consultation sur le projet à l'hôtel de ville ce soir. Celui qui garait depuis 2008 son véhicule au stationnement Dalhousie s'est vu offrir comme solution de rechange d'aller au stationnement de l'hôtel de ville, à 25 minutes à pied de chez lui.

«Ça n'a aucun sens. Je me stationnais à 150 m de chez moi et dorénavant, ce sera à 550 m de chez moi. Comment voulez-vous, par exemple, aller faire votre épicerie? Et si vous oubliez vos clés à la maison...» illustre-t-il en ajoutant qu'il n'aurait pas acheté un immeuble dans ce quartier s'il avait su qu'il n'y aurait plus de stationnement.

La Société Parc-Auto du Québec (SPAQ), qui gère le stationnement Dalhousie, propose à M. Villemure et à d'autres résidents dans sa situation de leur payer des billets pour le funiculaire, mais celui-ci souligne qu'il revient souvent très tard après avoir prononcé des conférences un peu partout au Québec et que le funiculaire ferme à 20h durant l'hiver.

«J'ai reçu la lettre de la SPAQ le 17 juillet, à deux semaines d'avis, et on m'a dit que je n'avais pas d'autre option que celle d'aller me stationner "en haut"! Ils me mettent dehors jusqu'en 2018 même si les travaux seront complétés en 2017», déplore celui qui s'insurge aussi de la façon dont la Ville de Québec mène son processus de consultation.

Décision déjà prise

«On nous dit que c'est un processus de consultation, mais c'est un processus vicié car la décision est déjà prise, qu'on n'a jamais consulté les résidents et les commerçants et que les documents qui nous ont été remis sont un véritable charabia. C'est peut-être un processus légal, mais il n'est ni viable ni réaliste», poursuit M. Villemure.

Selon lui, la Ville devrait à tout le moins offrir aux résidents du secteur un stationnement gratuit dans les rues environnantes moyennant une vignette. «Je suis toutefois conscient que ça ne réglerait pas le problème des hôteliers et des commerçants du secteur. Imaginez le commerçant qui se fait dire que ses clients n'ont qu'à se stationner sous les bretelles de l'autoroute Dufferin, puis prendre [l'autobus] la 1 pour se rendre chez eux. C'est impensable!» déplore celui qui espère que les élus municipaux sauront écouter les gens touchés par les travaux.

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