L'aéroport de Québec revoit ses tarifs

L'aéroport Jean-Lesage... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

L'aéroport Jean-Lesage

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Aéroport de Québec inc., la société privée qui gère l'aéroport international Jean-Lesage, réajuste sa politique tarifaire. À partir du 1er septembre, les frais d'aviation générale (FAG) de 30 $ ne seront plus exigés des passagers qui embarquent dans des avions de moins de 10 sièges qui ne passent pas par l'aérogare.

Les FAG ont fait bondir les petits transporteurs quand l'aéroport de Québec les a imposés en 2012. Calques des frais d'amélioration aéroportuaire auxquels les voyageurs étaient déjà habitués, les frais d'aviation générale servent à financer les investissements dans les infrastructures.

Malgré la grogne, tous les propriétaires d'aéronefs de quatre sièges ou plus ont dû refiler la facture - 27 $ à l'époque, 30 $ maintenant - à leurs passagers «payants». Le personnel navigant des compagnies aériennes n'était pas visé.

La nouvelle tarification épargnera désormais les passagers des appareils de moins de 10 sièges qui n'utilisent pas l'aérogare, mais soumettra quelques compagnies minières qui n'acquittaient pas la facture quand elles nolisaient des avions pour leurs employés.

«Le gars qui va à la chasse avec cinq de ses amis ne sera pas embêté», illustre le directeur des communications d'Aéroport de Québec inc., Mathieu Claise. Comme peu d'appareils de 4 à 10 passagers récoltaient des FAG, les revenus de l'aéroport ne seront pas vraiment affectés, précise-t-il.

Souci d'équité

Le porte-parole explique que la révision tarifaire a été entreprise par «souci d'équité» entre les entreprises aériennes et par souci d'harmonisation avec l'industrie canadienne, mais aussi pour simplifier la politique qui sera bientôt accessible sur le site Web de l'aéroport.

L'administration aéroportuaire a aussi revu le pourcentage des FAG qui restent dans les poches des transporteurs afin de compenser les inconvénients causés par la collecte. Les compagnies qui accepteront d'ouvrir leurs livres afin de confirmer le nombre de passagers visés recevront ainsi 7 % de dédommagement. Celles qui préfèrent garder le secret sur leurs finances recevront plutôt 5,25 %. Actuellement, tout le monde reçoit 5 %.

Jean-Marc Dufour, président de l'Association québécoise du transport aérien, qui représente la majorité des petits transporteurs, affirme que certains membres sont toujours en désaccord avec les FAG, mais que la plupart se sont résignés à les récolter. «Ils [les dirigeants de l'aéroport] sont dans leur droit», fait-il remarquer. Quant au pourcentage de 5 à 7 % qui restera pour la gestion, c'est la norme dans l'industrie, selon M. Dufour.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer