Projet d'agrandissement de cale sèche: Québec s'engage à financer Verreault Navigation

Denise Verreault est jugée trop exigeante par Québec... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Denise Verreault est jugée trop exigeante par Québec quant à l'aide qu'elle demande pour la phase 2 des travaux d'agrandissement de la cale sèche de son chantier maritime.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rivière-du-Loup) Le ministre responsable de l'implantation de la Stratégie maritime, Jean D'Amour, promet d'aider Verreault Navigation des Méchins, près de Matane, pour la deuxième phase de son projet d'agrandissement de sa cale sèche. Mais, pour le moment, le gouvernement et la présidente du chantier maritime, Denise Verreault, ne s'entendent pas sur le montant qui pourrait être versé.

«Elle aura l'aide du gouvernement, confirme M. D'Amour, qui est aussi le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent. Il faut simplement qu'on s'entende. Mme Verreault est, disons, exigeante un peu. C'est normal, pour un promoteur. Il y a une tradition de qualité chez Verreault qui est assez particulière. J'ai eu l'occasion de visiter son chantier. L'avenir des chantiers maritimes au Québec passe notamment par Verreault. Ça, on reconnaît ça. Mais, maintenant, il faut qu'on s'entende. Elle a fait des demandes légitimes, mais on a nos moyens financiers. On veut l'aider, on veut la soutenir. On a déjà fait des propositions. Je suis disponible à rencontrer Mme Verreault au moment qui lui conviendra. On est en lien avec elle, et je veux qu'on règle ça éventuellement.»

Il ne reste plus que la finition à terminer dans la première phase des travaux amorcée l'automne dernier. La présidente et chef de la direction du chantier naval précise qu'elle a entièrement assumé les 12 millions $ investis dans ces travaux, avec la collaboration de la Banque de développement du Canada. La phase 1 a permis de doubler la largeur de la cale sèche. «On est capables de prendre deux gros bateaux l'un à côté de l'autre», fait savoir la femme d'affaires.

Elle rappelle que les travaux de la première phase d'agrandissement ont créé 100 emplois supplémentaires. «C'est l'équivalent de 3500 emplois à Montréal, estime Mme Verreault. Ça supporte et ça développe l'économie locale. Si on répare plus de navires étrangers, ça supporte aussi les ports. Quand on prend deux bateaux en même temps, ça fait plus de membres d'équipage qui achètent ici.»

D'ici deux ans, elle compte sur le financement de Québec afin d'amorcer la deuxième phase des travaux. Celle-ci prévoit l'agrandissement de la porte, dont l'ouverture sera à peu près le double de l'actuelle. «Il va falloir creuser la cale sèche pour qu'elle soit plus profonde, explique Denise Verreault. Il faudra installer une nouvelle porte, de nouvelles pompes et un nouveau batardeau.»

Le coût total des deux phases avait d'abord été évalué à 46 millions $, puis avait ensuite été révisé à la baisse pour un montant de 37 millions $. Mais maintenant, la dirigeante du chantier naval attend de nouvelles soumissions qui lui permettront d'établir les termes de l'entente d'aide financière avec le gouvernement. La mesure de l'aide souhaitée n'a pas été précisée.

Fondée par Borromée Verreault il y a 60 ans, l'entreprise est dirigée par sa fille Denise depuis 1982. Depuis qu'elle en est à la barre, la femme d'affaires en est à son cinquième agrandissement. «On a tout payé», précise-t-elle.

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