Les Beaucerons demandent que la 73 soit prolongée jusqu'au Maine

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Le maire Claude Morin rappelle qu'il a toujours été question, au cours des dernières décennies de lobbyisme, de relier la région de Québec et la Beauce aux États-Unis. Cela, même si l'engagement pris par les libéraux en 2009 était de construire quatre voies jusqu'à Saint-Georges avant 2015. Le projet aura finalement nécessité une année de plus, en raison notamment de l'opposition de quelques citoyens qui contestaient le tracé.

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(Québec) Maintenant que le prolongement de l'autoroute 73 est presque terminé jusqu'à Saint-Georges, les Beaucerons remettent en marche leur machine à pression pour étirer les quatre voies jusqu'au Maine.

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Le député libéral de Beauce-Sud, Robert Dutil

La Presse Canadienne

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) a adopté jeudi dernier une résolution d'appui «en vue de prolonger l'autoroute 73 jusqu'à la frontière de l'État du Maine, ce qui favoriserait l'accès au marché américain et le développement économique dans l'ensemble des régions de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale en plus d'améliorer la fluidité de la circulation et la sécurité des automobilistes».

C'est le maire de Saint-Georges, Claude Morin, et le député d'Ottawa Maxime Bernier qui ont remis le projet à l'ordre du jour à l'automne. Depuis, les trois MRC de la Beauce et leurs municipalités respectives ont pris officiellement position en sa faveur. Les voisines ont été invitées à se joindre au mouvement.

Lévis a répondu présente. «On donne notre appui sans réserve. Pour nous autres, l'autoroute de la Beauce, c'est la route économique vers les États-Unis», dit le maire Gilles Lehouillier, qui a sensibilisé la CMQ. Il considère que le dossier est «suprarégional» et ne nuira pas aux projets locaux en quête de subventions. La MRC de Bellechasse n'est pas du même avis et a refusé dans les derniers jours d'adopter une résolution d'appui.

Le maire Claude Morin rappelle qu'il a toujours été question, au cours des dernières décennies de lobbyisme, de relier la région de Québec et la Beauce aux États-Unis. Cela, même si l'engagement pris par les libéraux en 2009 était de construire quatre voies jusqu'à Saint-Georges avant 2015. Le projet aura finalement nécessité une année de plus, en raison notamment de l'opposition de quelques citoyens qui contestaient le tracé.

Le mégaprojet achève maintenant. Le dernier contrat pour des travaux à la hauteur de Beauceville a été accordé en février. Les automobilistes pourront circuler sans entrave de Lévis à Saint-Georges à la fin de l'été 2016.

Prolongement facile

M. Morin fait remarquer que les 48 kilomètres restants jusqu'au Maine, à peu près l'équivalent de la section terminée, «c'est le bout le plus facile parce qu'il n'y a pas d'obstacle». Il n'y a en effet pas de rivière, de vallée ou de secteur résidentiel à traverser.

M. Morin affirme être conscient que les dollars sont comptés jusqu'à l'atteinte de l'équilibre budgétaire à Québec. Il souligne tout de même qu'une partie du financement pourrait provenir du gouvernement canadien puisque l'autoroute serait considérée comme transfrontalière. Un travail diplomatique est d'ailleurs nécessaire pour convaincre les États-Unis de brancher leur système autoroutier sur celui du Québec. Le maire Lehouillier pense que la conjoncture est bonne, avec la reprise économique aux États-Unis.

En attendant, le maire de Saint-Georges fait calculer par une firme comptable l'impact économique attendu du dernier tronçon de l'autoroute Robert-Cliche, pendant et après la construction. Il plaide également en faveur de la réalisation d'un premier petit bout qui permettrait de contourner sa ville. Car en mourant à l'intersection de la route 204, la 73 déverse beaucoup d'automobiles et de camions sur le réseau municipal. Des bouchons et des problèmes de sécurité sont craints.

Le député de Beauce-Sud, Robert Dutil, est bien au courant de tout cela et se dit sensible aux revendications locales. Mais, pour le moment, fait-il remarquer, «il n'y a pas la circulation pour justifier une autoroute» entre Saint-Georges et le Maine. Et les États-Unis ont plus long à construire, environ 100 kilomètres de Skowhegan à la frontière. Il faut donc les attendre, dit le député libéral, soulignant que «ce n'est pas dans [son] bureau que la circulation internationale se règle».

M. Dutil ne veut pas dire s'il met de la pression sur son gouvernement pour la réalisation d'une nouvelle portion de l'autoroute 73. «Si ça vous fait rien, je vais tâcher de finir celle-là avant», laisse-t-il tomber.

Au ministère des Transports du Québec, le porte-parole Guillaume Paradis a indiqué au Soleil qu'il n'y avait «aucun projet» sur la table pour prolonger l'autoroute au-delà de Saint-Georges.

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