La garde côtière fait peau neuve à Québec

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(Québec) Bureaux ergonomiques, écrans tactiles, météo automatisée : les officiers de la Garde côtière canadienne sont maintenant moins nombreux, mais ont de nouveaux outils pour mieux gérer le trafic maritime et venir en aide aux navires en détresse.

Le changement technologique annoncé par le gouvernement fédéral en 2011 est maintenant chose faite. L'édifice du 101, boulevard Champlain, à Québec, accueille 35 employés, résultat de la fusion des bureaux de Montréal et de Québec, qui s'est réalisée il y a un an. Huit postes ont été supprimés, «mais c'était des postes administratifs. Il y a autant d'opérateurs qu'avant qui répondent aux appels de détresse, qui communiquent avec les navires», assure Sylvie Pelletier, directrice régionale des programmes maritimes de la Garde côtière. 

Reste que les employés du centre de Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) ont dû suivre plusieurs semaines de formation avant d'être à l'aise avec leur secteur de couverture du Saint-Laurent, qui s'est passablement agrandi.

Lors de la visite des médias organisée lundi, on a pu constater que chaque officier avait les yeux rivés sur un secteur bien précis du fleuve, les petits points rouges - les bateaux - avançant doucement sur les écrans.

Lorsqu'un marin communique sur les ondes radio, les employés peuvent prendre l'appel du bout du doigt, sur leur écran tactile. «Dans certains bureaux, on était encore dans les années 70, avec des switchs qui brisaient et qu'on n'était pas capables de remplacer», raconte François Boulanger, surintendant des STCM du Québec.

Le système transformera également les textes météo d'Environnement Canada en enregistrements audio qui seront diffusés régulièrement aux pilotes des navires. Une tâche auparavant «fastidieuse», selon M. Boulanger, qui sera automatisée.

Fusions et compressions

Mais l'implantation de ce système technologique - qui a coûté 20,7 millions $ - partout au Canada ne s'est pas fait sans heurts. D'abord testé dans l'Arctique, le système produisait un écho qui rendait la communication «inacceptable» selon un mémo interne diffusé l'an dernier. «Ce sont des problèmes qui ont été revus et corrigés il y a plusieurs mois. Maintenant, tout fonctionne très bien», soutient Michel Plamondon, porte-parole de la Garde côtière. 

Cet investissement s'est aussi accompagné d'un plan de fusions et de compressions. Pour l'ensemble du Canada, on est passé de 22 à 12 centres de communication, pour des économies évaluées à 5,4 millions $ par an. Le Québec est passé de quatre à deux STCM, un à Québec et l'autre aux Escoumins (voir encadré). 

Rien n'a changé toutefois en ce qui concerne les bateaux de la Garde côtière qui se tiennent à quai, prêts à intervenir lors d'un accident maritime. La Garde côtière en a toujours une douzaine disséminés dans la province.

Les derniers jours du centre de Rivière-au-Renard

Vendredi, le centre de communication de Rivière-au-Renard émettra ses derniers signaux officiels. Un employé restera en place durant la fin de semaine, le temps de faire la transition, puis le centre fermera définitivement ses portes le 29 juin. Plusieurs pêcheurs et plaisanciers de la Gaspésie auraient voulu le garder ouvert, mais leur appel n'a pas été entendu par la Garde côtière. En mars dernier, le pêcheur Réginald Cotton confiait au Soleil qu'il craignait que des accidents se produisent, parce que les opérateurs de l'extérieur ne connaissent pas aussi bien les zones de pêche que ceux de Rivière-au-Renard. Toutes les opérations seront maintenant consolidées au bureau des Escoumins, sur la Côte-Nord, qui a été modernisé, comme celui de Québec. En tout, six postes que l'on qualifie d'administratifs ont été coupés. Deux employés de Rivière-au-Renard ont accepté de venir travailler à Québec, mais aucun n'a encore voulu être transféré aux Escoumins. «Des employés sont toutefois allés aux Escoumins pour donner de la formation et transmettre leurs connaissances sur les recoins géographiques qui sont connus des pêcheurs», assure le porte-parole Michel Plamondon.

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