Pétrole au Port de Québec: l'administration tempère les craintes de l'opposition

Pourquoi ne sommes-nous pas informés de la provenance... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Pourquoi ne sommes-nous pas informés de la provenance du pétrole brut que le port entend exporter? demande Nature Québec.

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(Québec) Réagissant aux critiques de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec, le Port de Québec se défend d'entretenir un flou sur son projet d'agrandissement. Cela dans un communiqué de presse où le mot pétrole, à l'origine de la controverse, n'apparaît pas une seule fois.

Mercredi, le chef de Démocratie Québec, Paul Shoiry, s'est dit convaincu que l'agrandissement projeté dans le secteur de la Baie de Beauport servirait à exporter le pétrole de l'Ouest canadien. Il a demandé au Port de jouer franc jeu et, surtout, de soumettre ses plans au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Dans sa déclaration, publiée jeudi, le président-directeur général de l'Administration portuaire de Québec, Mario Girard, se défend de faire de la politique et assure qu'il développe les infrastructures portuaires «en étant à l'écoute des préoccupations citoyennes». «Dans un projet aussi stratégique pour la région que celui de Beauport 2020, il est donc impératif de s'en tenir aux faits et d'éviter d'apeurer la population avec des procès d'intention qui ne reposent sur rien de concret», poursuit-il.

Le reste de la communication reprend l'historique du projet d'agrandissement et détaille les phases à venir. Pour 2020, il est question du prolongement de la ligne de quais sur 610 mètres et du réaménagement de la plage de la Baie de Beauport. Un projet de 190 millions $, dont environ le tiers serait à la charge du gouvernement fédéral.

Les marchandises visées ne sont pas identifiées. On sait seulement que les nouveaux terminaux seront «100 % sous couvert» et que les projets avec une intermodalité à faible empreinte carbone (bateau-bateau, bateau-train) seront favorisés.

Le quai en eau profonde de type ducs-d'Albe, qui permet de transborder au large du vrac liquide, donc potentiellement du pétrole, a été reporté dans une deuxième phase. Il n'y a ni budget ni échéancier attaché, insiste le Port.

L'APQ rappelle qu'une fois le financement complété, le projet global sera soumis à son nouveau processus environnemental de participation citoyenne, où trois commissaires assermentés seront chargés de tenir des audiences publiques.

Et deux fois plutôt qu'une. «Chaque nouveau projet qui pourrait s'implanter sur ce nouvel espace devra suivre le cadre rigoureux du processus environnemental de participation citoyenne. Aucun nouveau projet ne sera construit sans avoir franchi ce processus clair et transparent», est-il précisé.

Alors que le ministre de l'Environnement, David Heurtel, se disait hier encore persuadé d'en arriver à une entente avec le Port pour soumettre le projet d'agrandissement à l'oeil du BAPE, l'administration portuaire a tenu jeudi à «réitérer sa volonté à poursuivre ses échanges avec le gouvernement du Québec en vue d'établir une collaboration pour assurer les meilleures assises possibles à la réalisation du projet d'agrandissement».

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