Des faux panneaux de radar photo dans Saint-Jean-Baptiste

Exaspéré par la vitesse de la circulation automobile,... (Photo fournie par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste)

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Exaspéré par la vitesse de la circulation automobile, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste avait installé cinq panneaux comme celui-ci. Ils ont été vite retirés par les policiers.

Photo fournie par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste

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(Québec) Exaspérés par la vitesse de circulation des automobiles à proximité de l'école Saint-Jean-Baptiste, les membres du comité populaire du même nom ont installé des affiches laissant croire à la présence de radars photo. Elles sont disparues trop vite pour savoir s'il y avait un effet.

Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste n'a pas caché qu'il était derrière cette offensive. Il a publié un communiqué de presse mercredi après-midi pour expliquer ses motivations.

Mardi soir, les rues Saint-Jean et D'Aiguillon ont ainsi été décorées de cinq panneaux verts avec une icône d'appareil photo et le mot vitesse en lettres majuscules, semblables à ceux qu'on aperçoit en bordure des routes surveillées par radar photo. L'idée était de tabler sur «la peur du ticket» pour faire ralentir les automobilistes. La zone scolaire a été visée parce que plusieurs enfants et leurs parents marchent pour y aller et en revenir.

Cela fait des années que la vitesse préoccupe les résidents du secteur, souligne Nicolas Lefebvre Legault, coordonnateur du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, mais la sensibilisation et les plaintes ne semblent pas fonctionner. De 2005 à 2013, une compilation révèle que 63 piétons et 15 cyclistes ont été victimes de la voiture dans le quartier.

«Pour nous, c'était une façon de marquer le coup. C'était très symbolique», dit M. Lefebvre Legault, fier de sa «signalisation éphémère». Personne n'aura eu le temps de constater l'effet de la menace car hier matin, il ne restait plus une seule affiche. Le coordonnateur s'en désolait, tout en admettant qu'il ne s'attendait pas à ce que l'expérience dure longtemps.

Le résident du quartier rapporte que la Ville de Québec a installé une stèle radar devant l'école pendant quelques semaines, ce printemps, pour que les conducteurs réalisent à quelle vitesse ils roulent. Mais il n'y a pas de contravention à la clé avec ce type d'équipement à vocation pédagogique. Et si les gens semblent ralentir sur le coup, il n'y a pas moyen de mesurer l'effet à long terme.

Les membres du comité populaire Saint-Jean-Baptiste ne sont pas rendus à réclamer un radar photo rue Saint-Jean, mais ils vont étudier la question en assemblée générale.

Interdiction d'afficher

François Moisan, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec, a confirmé mercredi que ce sont les policiers qui ont vu et enlevé les fausses pancartes de radars photo pendant la nuit.

Le règlement sur l'affichage de la Ville de Québec interdit d'installer des affiches dans l'espace public sans permis. Le Code de la sécurité routière attribue également au gestionnaire du réseau routier la responsabilité de l'affichage. Il n'y a toutefois pas de pénalité clairement établie pour quiconque enfreint la règle.

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