Le Phoenix parti, les marins payés et même augmentés

Tout indique que le Phoenix pourrait être démantelé... (Photo fournie par Jacques Samson)

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Tout indique que le Phoenix pourrait être démantelé en Inde ou en Turquie.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La saga du cargo Phoenix à Québec s'est terminée vers 7h mardi matin alors que le navire a quitté son point d'ancrage près de l'île d'Orléans. Transports Canada a autorisé son départ après que ses marins indiens aient reçu le salaire qui leur était dû pour les trois derniers mois de travail en incluant une augmentation salariale de 134 %.

«Le Phoenix est finalement reparti, la saga est finie!» a lancé mardi Vincent Giannopoulos, représentant de la Fédération internationale des ouvriers de transport (ITF), qui a négocié le dossier avec le propriétaire du navire, la société indienne London Bridge Shipping Ltd.

«Quatorze des 17 marins ont été payés samedi et nous avons réussi à leur négocier un meilleur taux. Par exemple, un timonier qui était payé 440 $ par mois a reçu 1028 $ par mois, soit le minimum prévu par l'Organisation internationale du travail. Ce n'est pas le tarif d'une convention collective approuvée par l'ITF, qui serait de 1800 $ par mois, mais c'est déjà une bonne amélioration», a-t-il poursuivi.

En vertu des dispositions de la Convention sur le travail maritime, qui s'applique au Canada depuis 2013, trois marins ont aussi pu être rapatriés aux frais du propriétaire parce que l'entreprise avait brisé les termes de leur contrat. Ils ont été remplacés à bord par trois marins grecs.

«Remplacer les marins qui ont quitté par des marins originaires de l'Union européenne a permis au bateau de quitter Québec plus rapidement car il n'était pas nécessaire pour eux d'obtenir un visa», précise M. Giannopoulos.

Le porte-parole de Transports Canada, Samir Goulamaly, a pour sa part indiqué que le navire répondait aussi aux exigences réglementaires en vigueur. Il a été escorté par un remorqueur jusqu'aux Escoumins avec deux inspecteurs du ministère à son bord pour s'assurer du bon fonctionnement de l'équipement.

Probablement démantelé

Alors que le Phoenix devait au départ se rendre à Dubai pour y être réparé, tout semble maintenant indiquer qu'il pourrait plutôt mettre le cap vers l'Inde ou la Turquie pour y être démantelé.

«Ce sont les pays où les compagnies obtiennent les meilleurs taux pour l'acier et ce serait une bonne chose qu'il soit démantelé car je ne crois pas que bien des compagnies seraient à l'aise de l'acheter avec son historique des dernières années», a repris Giannopoulos.

Autrefois nommé Phoenix Sun, le bateau était arrêté au Québec après avoir subi une première panne en 2012. D'abord arrimé au quai de Sorel, il avait été abandonné par son propriétaire précédent, qui avait ainsi laissé ses marins en situation précaire. L'histoire s'est répétée cette année lorsque le Phoenix s'est arrêté à Québec après avoir subi une autre panne en route vers Dubai.

«L'an dernier, le dossier était plus compliqué : la compagnie était en faillite et les marins turcs n'avaient pas été payés pendant plus de six mois. Ce dossier est toujours en cour fédérale et les marins du Phoenix Sun, contrairement aux marins indiens du Phoenix, n'ont toujours pas été payés», a conclu le représentant de l'ITF.

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