Terminaux de croisières: un investissement «inapproprié», selon Pierre Karl Péladeau

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«Comment se fait-il qu'une infrastructure fédérale doive faire l'objet d'un investissement de la part de Québec?» a demandé M. Péladeau.

Le Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) L'investissement de 35 millions $ du gouvernement Couillard dans les terminaux de croisières du Port de Québec est «inapproprié» parce que le projet est en terre fédérale, affirme le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.

«Comment se fait-il qu'une infrastructure fédérale doive faire l'objet d'un investissement de la part de Québec?» a demandé M. Péladeau, vendredi, lors du bilan de fin de campagne du Parti québécois dans Jean-Talon. «Ça m'apparaît tout à fait inapproprié et certainement pas respectueux de la séparation des pouvoirs et du respect de la Constitution», ajoute-t-il.

Le gouvernement du Québec n'a «pas le choix» de participer à ce type de projets parce qu'il a la responsabilité de développer l'économie du Québec et que le fédéral a «démissionné» en cette matière, souligne le chef péquiste. Mais les impôts et les taxes payés par les Québécois à Ottawa auraient dû suffire à payer entièrement les 90 millions $ en cause, croit-il.

Propriété du fédéral

«C'est une propriété du gouvernement fédéral, lance-t-il. C'est comme si, comme locataire, nous investissions en amélioration locative dans un logement qui ne nous appartient pas. [...] L'augmentation de valeur que va amener cet investissement, à qui va-t-elle appartenir? Au gouvernement fédéral, encore une fois.»

Les retombées de l'industrie des croisières en recettes fiscales sont aussi intéressantes pour Ottawa que pour Québec, fait valoir M. Péladeau. «Ça existe, la TPS, souligne-t-il. Encore une source de revenus qui s'en va à Ottawa et qui devrait revenir au Québec.»

Le chef péquiste n'a pas voulu dire s'il mettrait fin à des partenariats du genre s'il devenait premier ministre. Une «question hypothétique», selon lui. «Moi, je veux faire du Québec un pays, répète-t-il. Je veux rapatrier toutes nos compétences, mais avant tout l'argent que nous envoyons à Ottawa. Il y en a beaucoup.»

Le fédéral laisse à l'abandon des infrastructures portuaires et aéroportuaires, constate M. Péladeau. Cela contraint les communautés locales et le gouvernement du Québec à y investir des sommes qui ne peuvent être utilisées ailleurs, en santé ou en éducation, par exemple, ajoute-t-il.

L'investissement du gouvernement Couillard est d'autant plus «paradoxal» qu'il ne parvient pas à obtenir l'assurance que le port respectera les lois environnementales du Québec dans un autre projet d'agrandissement, a noté le candidat péquiste dans Jean-Talon, Clément Laberge.

Le candidat Laberge se dit heureux de la campagne qu'il a menée et estime que plusieurs de ses adversaires ont attendu pour copier ses positions sur différents dossiers. Il évoque le transport ferroviaire dans la circonscription, l'aréna Jacques-Côté, le développement des terres des grands domaines de Sillery. Il déplore que le candidat libéral, Sébastien Proulx, sous le couvert d'une «campagne positive», évite de prendre des engagements sur différents sujets.

«Tout est possible dans Jean-Talon comme dans Chauveau», a lancé le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau. Le vote aura lieu lundi.

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