Les cyclistes dangereux, disent les brigadiers

La brigadière Francine Bédard croit que les autorités... (Le Soleil, Yan Doublet)

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La brigadière Francine Bédard croit que les autorités devront être plus sévères avec les cyclistes qui, selon elle, ne respectent pas les règles et constituent un danger pour les enfants qui traversent les rues.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les brigadiers scolaires de Québec n'en peuvent plus des cyclistes délinquants qui foncent à vive allure tandis que les écoliers traversent la chaussée. Et les politiques ne feraient rien. Et les policiers non plus.

«Les vélos passent à travers les enfants. [...] Ces gens-là, il faut absolument qu'ils soient conscients du danger; ils ne le sont pas», critique Francine Bédard, la présidente de la section locale 1179 du Syndicat canadien de la fonction publique, celle qui représente les brigadiers scolaires de la capitale. «Quand il y a le [feu] piéton et que je suis dans le milieu, les enfants traversent. Ils ne regardent pas s'il y a un vélo; ils se dépêchent à traverser.»

«Des fois, il en vient trois, quatre du coup [des cyclistes]. Ils passent entre les enfants. Je me dis : "Ils vont les tuer." Là je crie, je siffle, mais il n'y a rien à faire. Ça ne donne rien.»

Certains n'entendraient pas la remontrance, le volume de leur musique étant trop fort. «Ils ont des écouteurs - vous savez les nouveaux écouteurs, les gros, gros, gros?»

Mme Bédard insiste : «[Les vélos], ils me frôlent, ils frôlent les enfants. On sent l'air quand ils passent. [...] Combien de fois j'ai ramassé un enfant par la poignée du sac à dos "Tu ne bouges pas mon petit homme"...» Une fois, un cycliste a carrément frappé son panneau d'arrêt, affirme-t-elle.

Dans la capitale, il y a 186 brigadiers scolaires permanents. En ajoutant les remplaçants et autres surnuméraires, on atteint 300membres, dénombre Francine Bédard. «Je suis moi-même brigadière coin Marguerite--Bourgeoys-chemin Sainte-Foy.»

Aux 186 intersections desservies, il y aurait conflit entre les petits piétons et les grandes bicyclettes. Les frictions seraient toutefois beaucoup plus irritantes sur certains trajets fort populaires auprès des cyclistes en transit vers le boulot ou vers les cégeps et l'université. 

Poëti, dans la rue

Francine Bédard n'en peut plus. Elle interpelle le ministre des Transports, Robert Poëti, et son conseiller spécial Louis Garneau. Qu'ils viennent dans la rue avec les brigadiers! «J'ai l'impression qu'il n'y a personne qui a du temps à perdre pour ça. Mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que ce sont des enfants qui traversent... Venez donc travailler avec moi un matin, vous allez savoir c'est quoi du trafic.»

Il faudra une intervention politique, évalue-t-elle, d'autant plus que les policiers ne distribueraient pas assez de contraventions à son goût. «Quand quelqu'un va prendre la responsabilité de donner des contraventions? [...] Ils n'ont pas de contravention : "Je vais te donner une petite tape sur le dos, sur l'épaule, et tu ne recommenceras plus."»

«J'aimerais que ça bouge avant qu'il arrive quelque chose.»

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