Perquisition chez Uber à Montréal

Mercredi, des chauffeurs de taxi de Québec ont... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Mercredi, des chauffeurs de taxi de Québec ont manifesté contre Uber devant l'Assemblée nationale.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Serait-ce le début de la fin pour l'aventure d'Uber au Québec, alors qu'une vingtaine d'enquêteurs et d'informaticiens ont effectué une perquisition jeudi matin dans les locaux de la multinationale californienne à Montréal?

C'est un bon départ, croit à tout le moins Hamid Nadji, l'organisateur de la manifestation qui a rassemblé mercredi devant l'Assemblée nationale une cinquantaine de chauffeurs de taxi indignés par l'«inaction» du gouvernement dans le dossier.

«Nous félicitons Revenu Québec pour cette action, c'était le but de notre manifestation», affirme M. Nadji. «Le feu a été atteint là où on a voulu le faire.»

Même son de cloche du côté d'Abdallah Homsy, président de Taxi Coop, qui se dit «très heureux de ce qui se passe».

Il ajoute qu'«Uber est une entreprise enregistrée, elle doit se conformer aux lois», notamment celle de percevoir et remettre des taxes sur tout service de transport effectué en échange d'une rémunération.

«Si jamais il y avait un doute qu'Uber est une activité illégale, nous croyons que ce doute est maintenant disparu. Entre les saisies de véhicules, les constats d'infractions et les perquisitions dans les bureaux, les gens voient bien qu'il s'agit d'un commerce illégal et déloyal qui n'a pas le droit d'opérer au Québec.»

Long processus

Hamid Nadji précise toutefois que la question est loin d'être résolue, et qu'«il faut que ça [Uber] s'arrête définitivement». Un processus qui prendra du temps, selon M. Homsy. Tel qu'il l'a conclu par voie de communiqué, «ce n'est pas le début de la fin pour Uber, mais c'est peut-être la fin du début».

À noter que la perquisition réalisée dans les locaux de Montréal, le siège social d'Uber au Québec, concerne des potentielles infractions commises par l'entreprise dans l'ensemble de la province.

Près de 30 véhicules associés à Uber ont été saisis à Québec depuis février, moment où le service a commencé à y être offert.

Lois fiscales

Revenu Québec a signalé hier matin avoir «des motifs raisonnables de croire que des infractions ont été commises à l'encontre des lois fiscales» par l'entreprise californienne Uber. Refusant de donner la nature desdites infractions potentielles, le porte-parole de Revenu Québec Stéphane Dion mentionne que les preuves obtenues au cours de la perquisition seront analysées «afin de déterminer si des accusations pénales doivent être déposées».

Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber pour le Québec, n'avait toujours pas rappelé Le Soleil hier soir.

Implantée dans plus de 280 villes à travers le monde, la multinationale Uber génère aujourd'hui des revenus qui se chiffrent en milliards de dollars. La légalité du service qu'elle offre est néanmoins remise en question dans bon nombre de ces villes, dont Toronto, Amsterdam et Séoul.

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