Des chauffeurs de taxi manifestent contre UberX

Les chauffeurs de taxi ont manifesté à bord... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les chauffeurs de taxi ont manifesté à bord de leur véhicule mercredi, devant l'Assemblée nationale.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Qualifiant le système UberX de «dangereux» et d'«illégal», une cinquantaine de chauffeurs de taxi de Québec ont exprimé leur indignation mercredi matin sur la colline parlementaire devant ce qu'ils considèrent être une «inaction» du gouvernement dans le dossier.

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Manifestation des chauffeurs de taxi contre UberX

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«On veut sensibiliser les autorités qu'il y a un danger qui nous entoure, ce qu'on appelle le transport illégal», explique Hamid Nadji, l'organisateur du rassemblement. Il demande au gouvernement d'agir «d'une manière significative et importante pour nous protéger».

M. Nadji admet que des propos encourageants ont récemment été tenus par le ministre des Transports, Robert Poëti, et que les contrôleurs routiers «font leur job», mais précise que «c'est insuffisant face à l'ampleur de l'adversaire».

L'adversaire en question, c'est l'application UberX, que plusieurs considèrent comme du covoiturage organisé, et qui permet de jumeler des conducteurs et des passagers en temps réel, moyennant des frais notablement moins élevés que ceux du taxi.

Les manifestants de mercredi ont notamment dénoncé le fait que le service UberX permet à des conducteurs d'offrir leurs services et d'en retirer un profit sans avoir à payer les frais reliés à l'obtention du permis de taxi.

«C'est pas du covoiturage!» dénonce Hamid Nadji. «Lorsque le personnel est là en train d'attendre que les gens embarquent, et que c'est ceux qui montent qui décident de l'itinéraire, ce n'est plus du covoiturage, c'est du taxi!»

Tout près de 30 véhicules associés à UberX ont été saisis jusqu'à maintenant à Québec, affirme Éric Santerre, porte-parole de Contrôle routier Québec.

Khadir en renfort

Le député de Québec solidaire Amir Khadir a tenu à s'éclipser durant la période de questions à la Chambre des communes afin d'aller donner son appui aux manifestants, mentionnant au passage être lui-même «un chauffeur de taxi de père en fils».

«C'est des chauffeurs de taxi qui obéissent à des règles, à des contraintes, qui se battent contre une multinationale qui veut faire des sous sans contraintes, sans obligations, sans aucun règlement», souligne M. Khadir.

Il accuse par ailleurs le gouvernement de ne pas oser encadrer le système UberX à cause d'une «soi-disant liberté de faire du commerce».

«En France, le gouvernement va devant les tribunaux pour empêcher Uber d'agir. On aimerait que notre gouvernement fasse la même chose.[...] Ceux qui veulent faire du taxi, qu'ils s'enregistrent comme chauffeur de taxi», a conclu Amir Khadir, sous les applaudissements des manifestants.

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