Des chaufeurs de taxi cherchent à nuire à Uber par tous les moyens possibles

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Joint par Le Soleil mardi, le directeur général de Taxi Coop, Abdallah Homsy, affirme ne pas être au courant de la méthode utilisée par certains chauffeurs.

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(Québec) Des chauffeurs de taxi ont décidé de prendre les grands moyens pour déranger Uber dans la capitale. Comment? En réclamant un transport sur l'application UberX et en annulant quelques minutes plus tard.

«Nous avons installé l'application dans notre téléphone avec un numéro de carte de crédit et nous avons simplement commandé un transport», soutient Frédéric Morin, qui est chauffeur de taxi depuis 23 ans. «Quelques minutes plus tard, nous avons simplement annulé. Il suffit de ne pas toujours utiliser la même carte de crédit.»

M. Morin, tout comme d'autres chauffeurs dans son entourage, a usé de cette méthode à quelques reprises au cours des dernières semaines. Il encourage d'ailleurs les autres chauffeurs de taxi dans la région de Québec à le faire.

«Ça peut être une solution pour tanner Uber, soutient-il. Je suis très tanné. Je travaille seulement de jour, mais cela paraît beaucoup. Les gars qui travaillent de soir disent que c'est près de 35 % de l'ouvrage qu'ils perdent» notamment à cause de l'application. «Pour moi, c'est 30 % de moins. Cependant, je sais que ce n'est pas juste à cause d'UberX.»

Du côté d'Uber, le directeur général au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, explique au Soleil que «c'est gratuit pour une annulation à l'intérieur d'un délai de cinq minutes. Par contre, après cinq minutes, l'utilisateur se voit facturer un montant de 5 $ sur sa carte de crédit. «Cependant, si vous jugez que les frais ne s'appliquent pas pour quelque raison que ce soit, vous pouvez nous écrire un courriel et on rembourse si c'est nécessaire», précise-t-il. 

Le patron pas au courant

Joint par Le Soleil mardi, le directeur général de Taxi Coop, Abdallah Homsy, affirme ne pas être au courant de cette méthode utilisée par certains chauffeurs.

Quant à la possibilité qu'un chauffeur de taxi utilise sur ses heures de service aussi l'application Uber-X pour augmenter son revenu, M.Homsy assure les avoir à l'oeil. «Si on attrape une personne qui fait ça, on le met directement dehors, affirme-t-il. Nous surveillons nos chauffeurs et nous avons la technologie pour surveiller les déplacements des voitures.»

À Montréal, contrairement à Québec, Uber a développé la plateforme UberTAXI où des chauffeurs de taxi licenciés peuvent utiliser l'application durant leur service. «Plus de 500 chauffeurs de taxi à Montréal utilisent cette application pour augmenter leur revenu», avance M. Guillemette.

Dans la capitale, l'application UberTAXI n'est toujours pas disponible. «À Québec, il y a des chauffeurs, que lorsqu'ils ne sont pas sur leur véhicule de taxi, ils viennent compléter leur revenu sur la plateforme UberX avec leur véhicule personnel», ajoute M. Guillemette.

Pour l'heure, à Québec, un seul chauffeur de taxi a été renvoyé de sa coopérative pour avoir offert ses services à Uber. «C'est arrivé la journée du lancement d'UberX. Il n'était pas avec sa voiture de taxi, mais plutôt avec sa voiture personnelle. Il a été mis dehors», soutient M. Homsy. «Uber est illégal. On ne peut pas tolérer ça. Il faut respecter les lois et les règlements.»

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